Luxe

Forte chute du bénéfice de Richemont malgré une progression de ses ventes

Le bénéfice net de Richemont plonge de 61% au premier semestre pour atteindre un résultat net de 869 millions d’euros. A Hong Kong, ses boutiques ont dû être fermées lors des manifestations antigouvernementales

Le groupe de luxe Richemont a enregistré au premier semestre des résultats contrastés. Les ventes ont progressé grâce à la joaillerie et à la vente en ligne tandis que le bénéfice net a chuté, notamment en raison d’un effet exceptionnel. D’avril à septembre, le chiffre d’affaires s’est étoffé de 9% à 7,40 milliards d’euros et a connu une hausse de 6% hors effets de change, indique vendredi un communiqué.

Le bénéfice opérationnel (Ebit) a augmenté de 3% à 1,17 milliard, tandis que la marge afférente s’est inscrite à 15,7% contre 16,6% il y a un an. Le bénéfice net s’est par contre affaissé de 61% à 869 millions d’euros. Une partie de cette chute est imputable à un effet exceptionnel qui avait porté le résultat net de l’exercice précédent. Les résultats du premier semestre de l’exercice décalé 2019-2020 sont inférieurs dans leur ensemble au consensus AWP. Même en tenant compte de l’effet unique lié au bénéfice net, les analystes interrogés anticipaient en moyenne un profit de 948 millions d’euros.

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Les conséquences des manifestations antigouvernementales à Hong Kong

Hong Kong et la Chine ont accusé des replis à deux chiffres en raison des manifestations en cours dans l’ex-colonie britannique et des effets de change défavorables. Si son chiffre d’affaires s’est accru de 5% en monnaies locales dans la région Asie-Pacifique, à 2,7 milliards d’euros, le groupe a enregistré «une baisse à deux chiffres des ventes» à Hong Kong, ses boutiques ayant dû être fermées lors des manifestations antigouvernementales.

En Asie Pacifique, la zone la plus importante en termes de contribution aux recettes, ses ventes ont connu une progression à deux chiffres en Chine et en Corée. Au Japon, qui est comptabilisé séparément, elles ont également grimpé de 13%, grâce à la consommation locale mais aussi aux dépenses touristiques.

«Les tensions géopolitiques à travers le monde ont pesé sur les intentions d’achat des clients», a reconnu son président, le milliardaire Sud-africain Johann Rupert, cité dans le communiqué, soulignant cependant que le groupe a «réussi à limiter l’impact d’une conjoncture instable». Richemont, qui s’est notamment allié au géant chinois de l’e-commerce Alibaba, mise sur la distribution en ligne comme relais de croissance.


A Hong Kong, l'escalade de la violence


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