La première émission du Fonds européen de stabilité financière (FESF), destinée à financer le plan d’aide à l’Irlande, a suscité mardi une très forte demande, supérieure à 45 milliards d’euros (58,7 milliards de francs), a indiqué à l’AFP HSBC, l’une des banques chargées de l’opération.

L’opération a recueilli 510 ordres d’investisseurs, toujours selon la banque britannique. Malgré l’importance de la demande, seuls 5 milliards d’euros seront effectivement alloués, soit la partie supérieure de la fourchette évoquée initialement, entre 3 et 5 milliards.

Une source proche du Fonds a, de son côté, indiqué que le volume de la demande s’élevait en milieu de matinée à 43 milliards d’euros, et que plus de 500 demandes individuelles avaient été adressées.

Les titres de cette première émission obligataire du FESF ont une maturité de 5 ans. Le taux d’intérêt de l’obligation émise sera de 6 points de base au-dessus du taux sans risque (appelé «mid-swap») de même maturité, selon HSBC.

Début janvier, la première émission du Mécanisme européen de stabilité financière (MESF), l’autre grand véhicule de l’Union européenne permettant d’emprunter sur les marchés pour financer le plan d’aide à l’Irlande, s’était faite à 12 points de base au-dessus du taux sans risque.

«La signature de l’Europe est confortée. Elle l’est par la taille record du livre (d’ordre) et aussi par le pricing (le taux d’intérêt)», a commenté Frédéric Gabizon, responsable des marchés primaires obligataires chez HSBC France. «Le mécanisme du FESF est aujourd’hui bien compris», a-t-il ajouté.

L’Irlande a négocié en novembre avec l’UE et le Fonds monétaire international (FMI) un plan de secours d’un montant total de 85 milliards d’euros, réparti sur plusieurs années et destiné notamment à renflouer son secteur bancaire.