Les faillites de sociétés en Suisse ont augmenté en février de 20,1% par rapport au même mois de l’an passé. Mais la tendance fléchit depuis janvier, passant de 550 à 490 entreprises touchées. Les inscriptions continuent quant à elles de progresser.

L’augmentation la plus marquée des faillites le mois dernier (doublement par rapport à février 2009) résulte des nouvelles dispositions du Code des obligations. Celles-ci comptabilisent des sociétés autrefois dissoutes par liquidation.

Les faillites par insolvabilité ont toutefois augmenté de 4,7%, révèle mercredi la statistique de Creditreform, institut de recouvrement de créances. Cela représente une augmentation de 20,7% pour le début d’année (804 faillites contre 666 en janvier-février 2009).

Pour Creditreform, il s’agit d’un «mauvais début pour l’économie suisse en 2010». Les évolutions sont nettement différentes selon les cantons. Le nord-ouest de la Suisse subit la plus forte hausse (+92,9% en février), mais celle-ci reflète aussi le bond des publications provoqué par la nouvelle législation.

Le Tessin tire son épingle du jeu, malgré cette loi. Les ouvertures de dépôts de bilan (332 en février) sont en diminution par rapport à l’année précédente (-6,2%).

Au niveau national, les faillites de privés poursuivent une tendance à la baisse. Le mois dernier, une procédure d’insolvabilité a été ouverte à l’encontre de 465 personnes, soit 7% de moins qu’en février 2009.

Le nombre d’inscriptions de sociétés continue quant à lui de progresser. De 2754 au mois de janvier, il passe à 3185. Pour les deux premiers mois de l’année, cela représente une augmentation de 4,5% par rapport à la même période en 2009. «Le départ dans l’année 2010 est réussi», affirme ici Creditreform.

Avec 2012 sociétés disparues en février, les radiations sont légèrement inférieures à janvier, mais restent en forte hausse par rapport à février 2009 (+23,8%). La croissance nette (les inscriptions moins les radiations) est donc en chute de -19,7% pour les deux premiers mois de l’année.