Le chimiste suisse Lonza a subi au premier semestre un recul du bénéfice, qui est néanmoins ressorti supérieur aux attentes des analystes, a-t-il annoncé mercredi. Le groupe a enregistré un profit de 94 millions de francs suisses (78,3 millions d’euros) entre janvier et juin, en baisse de 3,1%, a précisé Lonza dans un communiqué. Ce chiffre est supérieur aux prévisions des analystes interrogés par l’agence AWP, qui tablaient en moyenne sur un résultat de 82 millions de francs suisses.

Le résultat d’exploitation a quant à lui atteint 168 millions de francs suisses, en progression de 23,5%. Le chiffre d’affaires a bondi de 64,6% à 2 milliards de francs suisses, principalement en raison de l’acquisition d’Arch Chemicals. Lonza avait annoncé courant octobre 2011 la finalisation du rachat de l’américain Arch Chemicals, qui a été intégré dans le groupe pour former la nouvelle unité de contrôle biologique, qui doit dégager des ventes de 1,4 milliard de dollars (1,1 million d’euros).

Lonza a également confirmé ses objectifs annuels, soit un résultat d’exploitation en hausse de 10% à 15% par rapport à l’exercice précédent, où l’Ebit avait atteint 292 millions de francs suisses. Le chimiste suisse a cependant averti que la volatilité économique constituait un danger et que le groupe allait se concentrer sur le désendettement et sur la structure de son bilan.

Bénéfice en baisse pour Rieter

Le fabricant zurichois de machines textiles Rieter a vu son bénéfice net chuter au 1er semestre, à 21,9 millions de francs contre 91 millions un an plus tôt. Son chiffre d’affaires et surtout ses commandes ont fortement baissé, selon le rapport semestriel publié mercredi. Concernant la comparaison avec la période référence de 2011, Rieter relève que le bénéfice de 91 millions annoncé à l’époque comprenait un gain exceptionnel de 42,3 millions de francs généré par la vente de parts dans la société indienne Lakshmi Machine Works.

Le chiffre d’affaires brut du semestre sous revue s’est inscrit à 487,3 millions de francs, en repli de 9% sur un an, et le résultat opérationnel (EBIT) à 32 millions, soit moins de la moitié des 70,6 millions du 1er semestre 2011. Les entrées de commandes ont pour leur part dévissé de 40% par rapport au 1er semestre 2011 où elles avaient été particulièrement élevées, à 404,1 millions.

Fin juin, Rieter occupait 4679 personnes. En raison du volume de commandes en baisse, le groupe a fortement réduit le nombre de ses employés temporaires, à 800 contre 1893 un an plus tôt.

Pour le deuxième semestre, Rieter table sur des ventes inférieures à celles de la première partie de l’année, du fait qu’une partie des commandes ne se répercutera sur le chiffre d’affaires qu’en 2013, et sur une marge opérationnelle EBIT plus faible qu’au 1er semestre, où elle est ressortie à 7,8%

L’action d’EFG International s’envole

En voie d’achever sa restructuration entamée il y a dix mois, EFG International affiche une rentabilité en baisse à l’issue du premier semestre 2012. La banque privée zurichoise, qui a toutefois accru ses revenus, a dégagé un bénéfice net de 53,1 millions de francs, 5% de moins qu’un an auparavant.

Intervenue dans des conditions de marchés demeurant difficiles, la performance reflète les progrès réalisés dans la réorientation de l’établissement, a indiqué mercredi EFG International. La banque privée zurichoise rappelle qu’elle avait essuyé une perte de 350 millions de francs au 2e semestre 2011.

Dans le cadre de sa restructuration, l’établissement a notamment réduit le nombre de ses sites de 20 unités, pour n’en conserver qu’une trentaine et se concentrer sur les segments d’activités les plus porteurs. A fin juin, EFG International employait au total 2357 salariés, y compris les collaborateurs de EFG Financial Products (EFGFP), une unité appelée à entrer en Bourse, soit 7,5% de moins qu’un an auparavant.

Illustration de conditions de marchés difficiles, l’afflux net de nouveaux capitaux pour les activités poursuivies a atteint au 1er semestre 1,2 milliard de francs, en recul par rapport aux 2,7 milliards engrangés un an plus tôt. A fin juin, les actifs sous gestion générateurs de revenus se montaient à 76,5 milliards, contre 78,4 milliards six mois plus tôt. L’abandon de certaines activités a entraîné des sorties de capitaux à hauteur de 3,6 milliards de francs. Les effets de change et de marchés ont pour leur part généré un apport de 400 millions auquel est venu s’ajouter l’afflux net de nouveaux fonds de 1,2 milliard.

Les investisseurs n’ont pas manqué de saluer la performance, laquelle a largement dépassé les attentes des analystes. Vers 11h30 à la Bourse suisse, l’action EFG International s’envolait de 26,24% par rapport à la clôture de la veille à 6.11 francs, dans un marché élargi Swiss Performance Index en infime baisse.

Chute du chiffre d’affaires pour Meyer Burger

Meyer Burger est confronté à la crise aiguë que traverse l’industrie solaire. Le spécialiste zougois des technologies photovoltaïques a vu son chiffre d’affaires consolidé au 1er semestre chuter de près de moitié sur un an à 307 millions de francs.

La situation est restée tendue dans le secteur de la photovoltaïque au 1er semestre comme attendu, a indiqué Meyer Burger mercredi dans un communiqué. La firme zougoise a enregistré durant cette période un volume de nouveaux contrats de 130 millions de francs.

A fin juin, le carnet de commandes se chiffrait à environ 670 millions de francs, dont une partie devrait se reporter cette année encore sur les ventes de l’entreprise. Selon des résultats provisoires, Meyer Burger a dégagé au 1er semestre un résultat opérationnel EBITDA compris entre 3 et 5 millions de francs. Les chiffres détaillés seront publiés le 16 août.

Chiffre d’affaires en baisse pour Compagnie Financière Tradition

La société de courtage lausannoise Compagnie Financière Tradition a affiché un chiffre d’affaires consolidé au 1er semestre en repli de 2,6% sur un an à 545 millions de francs. A taux de change constants, la baisse atteint 3,7%.

Pour le seul 2e trimestre, le chiffre d’affaires s’est élevé à 262,1 millions de francs, soit une baisse de 3,4% à taux de change constants, a indiqué mercredi dans un communiqué Compagnie Financière Tradition.

Les principaux pôles d’activité demeurent le Royaume-Uni et l’Amérique, représentant respectivement 34,5% et 28,4% du chiffre d’affaires, contre 36,6% et 28,6% en 2011. L’Asie réalise 26,2% du chiffre d’affaires et l’Europe continentale 10,9%.

La société vaudoise est présente dans 27 pays. Elle fournit des services d’intermédiation sur une vaste gamme de produits financiers (notamment marchés monétaires et obligataires, produits dérivés) et non financiers (énergie, métaux précieux, par exemple).