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Depuis 2009, le secteur des drones a généré plus de 300 emplois dans le canton de Vaud.
© Valentin Flauraud/KEYSTONE

Conjoncture

Le franc fort n’inquiète plus les entreprises vaudoises

Le produit intérieur brut vaudois devrait progresser de 2,5% cette année, et de 1,9% en 2019. Une croissance portée par la bonne santé de l’économie mondiale et l’affaiblissement du franc face à l’euro

«Finalement, les affres de la crise économique sont en train d’être oubliées. La croissance s’embellit», s’est réjoui ce mercredi Jean-Pascal Baechler. Le conseiller économique de la Banque cantonale vaudoise (BCV) a présenté devant la presse les dernières prévisions de l’institut Créa pour le canton de Vaud. Et le résultat pousse à l’optimisme. Le produit intérieur brut vaudois devrait progresser de 2,5% cette année. Une croissance qui restera solide en 2019, avec une hausse estimée à 1,9%. L’amélioration de la conjoncture mondiale explique en partie cette progression, mais pas seulement.

Il y a un an: La croissance romande s’essouffle

Une situation inédite

Alors que la situation était tendue depuis 2015, l’économie suisse semble avoir tourné la page de l’abandon du taux plancher face à l’euro. Ce thème chute d’ailleurs à la septième et dernière place des préoccupations des entreprises vaudoises, selon un baromètre publié par la Chambre de commerce et d’industrie (CVCI) du canton et présenté le même jour.

Première source d’inquiétude depuis des années, le contexte économique passe quant à lui au troisième rang de ce classement. Une situation inédite, souligne le directeur adjoint de l’organisme, Guy-Philippe Bolay: «Il s’agit d’une baisse extrêmement brusque, on est face à un changement de paradigme.» Signe de cette bonne dynamique: les exportations vaudoises continuent de progresser. Cette tendance concerne notamment les produits issus de l’industrie pharmaceutique et du secteur horloger. Pour 2018, les entreprises s’attendent à une hausse de leur chiffre d’affaires.

Sources d’inquiétude

Si l’environnement économique est favorable, il n’est pas dénué de risques. Le patriotisme économique porté par Donald Trump a déjà des conséquences pour la Suisse, soutient Guy-Philippe Bolay, sans compter les foyers de tensions géopolitiques. La relation complexe entre Bruxelles et Berne est également une menace pour l’économie vaudoise. Mais les enjeux sont aussi locaux. «La limitation de l’immigration va représenter une grande difficulté pour les multinationales puisqu’elles font venir leurs cadres de l’étranger», a précisé le responsable de la chambre de commerce. 31% des grandes entreprises du canton rapportent déjà des difficultés à recruter.

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De nombreux dirigeants (26%) s’inquiètent également de l’excès de réglementations. Si les causes ne sont pas définies précisément, l’entrée en vigueur du règlement européen sur la protection des données personnelles est une réelle source d’inquiétude. «Ce n’est pas un cauchemar, mais il faut rester attentif car de fortes amendes sont prévues en cas de non-respect des règles», a confirmé Guy-Philippe Bolay.

D’autant plus que le secteur du numérique fait la fierté du canton. Vaud compte environ 2000 entreprises actives dans la haute technologie et représente un tiers des levées de fonds en Suisse, a rappelé Raphaël Conz, du Service de la promotion économique et du commerce. Le responsable s’est attardé sur un secteur nouveau: les drones. SenseFly, Pix4D et Flyability emploient plus de 300 personnes sur le territoire. «On n’est pas encore la Silicon Valley, mais on a des entreprises génératrices d’emplois et de croissance.»

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