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Le franc limite la casse grâce au soutien de la BNS

La Banque nationale suisse est intervenue sur le marché des changes en vue de stabiliser la situation après la victoire du Brexit

Le franc suisse, qui a fortement chuté vendredi matin face à l'euro après le vote des Britanniques en faveur d'une sortie de l'Union européenne, se ressaisissait en début d'après-midi. L'intervention de la Banque nationale suisse (BNS) et sa mise en garde quant à de nouveaux achats de devises faisaient relâcher la pression sur la monnaie helvétique.

A 14h22, la monnaie suisse s'échangeait à 1,0812 franc pour un euro, après un plus bas à 1,0624 vers 07h00. La veille au soir, la paire de devises évoluait encore à 1,1013 franc pour un euro.

Sur la paire de devises entre la livre et le franc, le mouvement était similaire. La devise britannique s'échangeait contre 1,3410 franc, après avoir reculé à 1,2864 en début de matinée.

«Les marchés avaient anticipé une victoire du 'remain' et l'effet de surprise devrait s'amplifier sur les marchés financiers», a estimé Andreas Ruhlmann d'IG Bank (Suisse). L'effet direct de ce vote sera «une extrême volatilité, (...) des ventes sous l'effet de panique et la recherche de placements sûrs», a-t-il ajouté.

Intervention de la BNS

La BNS a annoncé dans la matinée qu'elle intervenait sur le marché des devises pour «stabiliser la situation» tout en restant «active sur ce marché». Dans un communiqué, elle a estimé que «le résultat du référendum en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne a provoqué des pressions à la hausse sur le franc».

Selon IG Bank (Suisse), une intervention sur le marché du change pourrait être la seule option disponible pour la BNS. Abaisser davantage les taux directeurs n'aurait actuellement pas d'effet, «les marchés étant plus préoccupés par la sécurité que les rendements», selon M. Ruhlmann. L'institut aurait abaissé son seuil d'intervention entre 1,05 et 1,10 franc pour un euro.

«Le résultat du référendum britannique aura un impact massif», ont averti les analystes de Swissquote, ajoutant que le franc «devrait être l'un des premiers recours contre les risques liés au Brexit».


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