L’économie suisse accueille dix fois plus de touristes chinois qu’en 2003, à l’époque du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), lorsque le produit intérieur brut helvétique s’était contracté de 0,7%. Au second trimestre 2003, le virus avait par exemple provoqué une chute de 4% des ventes de l’industrie européenne du luxe en moyenne, rappelle Arthur Jurus, chef économiste auprès de Landolt & Cie SA. Mais les clients chinois représentaient alors à peine 10% des ventes, contre plus de la moitié en 2020.

Les limites d’une comparaison

Le coronavirus amène les économistes à comparer, dans une certaine mesure, la situation à celle de 2003. Mais pour Martin Eichler, chef économiste de BAK Economics, «l’économie suisse était, à l’époque, tombée en récession pour d’autres raisons que des raisons médicales. Ce type de comparaison n’est pas raisonnable, car la situation de départ était différente.»