L’économie suisse accueille dix fois plus de touristes chinois qu’en 2003, à l’époque du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), lorsque le produit intérieur brut helvétique s’était contracté de 0,7%. Au second trimestre 2003, le virus avait par exemple provoqué une chute de 4% des ventes de l’industrie européenne du luxe en moyenne, rappelle Arthur Jurus, chef économiste auprès de Landolt & Cie SA. Mais les clients chinois représentaient alors à peine 10% des ventes, contre plus de la moitié en 2020.