EDF a annoncé mercredi de nouveaux retards et surcoûts pour le réacteur nucléaire de nouvelle génération EPR en construction à Flamanville (Manche), dont le démarrage est repoussé à l’an prochain, en raison notamment de la pandémie de Covid-19.

«La date de chargement du combustible est décalée de fin 2022 au second trimestre 2023. L’estimation du coût à terminaison passe de 12,4 milliards d’euros à 12,7 milliards», indique le groupe dans un communiqué. En chantier depuis 2007, l’EPR a accumulé les déconvenues, avec dernièrement un important problème sur des soudures.

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Le nouveau calendrier annoncé mercredi tient compte «de l’état d’avancement des opérations et de la préparation du démarrage dans un contexte industriel rendu plus difficile par la pandémie», explique EDF.

Nouveaux réacteurs

Cette annonce intervient alors que le France s’apprête à lancer un nouveau programme de construction de réacteurs nucléaires, comme l’a annoncé le président Emmanuel Macron le 9 novembre.

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L’EPR de Flamanville est actuellement le seul construit en France. Trois réacteurs EPR sont déjà entrés en fonctionnement dans le monde: deux en Chine, à Taishan, et un en Finlande. Un incident avait conduit en juillet à l’arrêt de l’un de ces réacteurs EPR à Taishan. EDF explique mercredi qu’il a subi «un phénomène d’usure mécanique de certains composants d’assemblages» et que cela «ne remet pas en cause le modèle EPR».

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