Le groupe Franck Muller Watchland à Genthod (GE) confirme dans un communiqué «des discussions» avec l'administration fiscale genevoise, réagissant jeudi à l'article du Temps révélant que les contrôleurs estiment à 200 millions de francs les montants litigieux pour les quatre exercices 1999 à 2003. Il précise avoir payé «plusieurs dizaines de millions de francs d'impôts cantonaux et fédéraux» depuis qu'il a commencé à dégager «d'importants bénéfices, à partir de l'exercice 2002».

L'entreprise horlogère spécialisée dans les complications de luxe, qui emploie quelque 550 personnes, dont près de 400 à Genève, estime que sa situation fiscale n'est pas différente de celle de «n'importe quel groupe ou société suisse dont les activités sont fortement tournées vers l'export (plus de 94% du chiffre d'affaires)». Les prix de transfert pratiqués par Franck Muller Watchland sont «conformes aux pratiques et ratios habituellement utilisés dans la branche horlogère, et cette politique d'optimisation fiscale est utilisée par tous les groupes horlogers collaborant avec des sociétés de distribution basées à l'étranger».

La holding chapeautant le groupe horloger, Chrono Star International Participations, est établie au Luxembourg, les sociétés suisses ayant le statut de filiales. De telles structures «permettent de se battre à armes égales avec leurs concurrents étrangers et ainsi de continuer à développer leurs sites de recherche, développement et production en Suisse», relève le communiqué.