En prenant en compte le dividende de 1,3 milliard versé au Trésor américain, actionnaire préférentiel, la perte nette pour les actionnaires communs atteint 7,8 milliards de dollars (8,4 milliards de francs) au dernier trimestre, précise le groupe dans un communiqué.

La perte annuelle du groupe a été divisée par plus de deux, l’organisme ayant enregistré l’an dernier une perte de 50,1 milliards. Si l’on prend en compte les dividendes versés à l’Etat, la perte pour 2009 atteint 25,7 milliards de dollars.

Comme son homologue Fanny Mae, l’organisme a été mis sous tutelle publique depuis septembre 2008 au moment de l’effondrement de la bulle immobilière, et a depuis régulièrement demandé de l’argent au gouvernement pour combler ses pertes. Le trou de Freddie Mac depuis cette période atteint les 70 milliards de dollars.

Fin décembre, l’administration du président américain Barack Obama a donné carte blanche jusqu’à fin 2012 à Fannie Mae et Freddie Mac sur leurs pertes, qui seront comblées par l’Etat, en supprimant le plafond de 200 milliards de dollars de fonds publics que chacun des deux organismes semi-publics pouvait recevoir.