«C’est la reconnaissance de mon travail.» Devant les journalistes qui faisaient la queue pour le questionner mardi matin à Geneva Time Exhibition (GTE), Frédéric Jouvenot affichait son plus large sourire. La veille au soir, il décrochait le premier GTE Superwatch Award décerné par le salon horloger des indépendants, qui tient sa deuxième édition à Genève en parallèle au Salon international de la haute horlogerie (SIHH).

Le jury, composé de six professionnels du secteur, a vu dans le modèle Helios de la marque chaux-de-fonnière «la montre indépendante la plus aboutie, dans sa conception, son avant-gardisme et sa technique», a indiqué le GTE dans un communiqué de presse. Cette création offre un mécanisme permettant d’indiquer les heures sans aiguilles ni chiffres, au travers d’un jeu d’ombres et de lumières. Surtout, «cette montre est cosmopolite, séduit aussi bien les jeunes que les plus âgés grâce à l’alliance de l’esthétisme et de la technique. Je voulais afficher le temps différemment.»

Le jeune créateur neuchâtelois de 33 ans, qui a démarré son aventure entrepreneuriale en toute confidentialité en 2008, s’offre ainsi un coup de projecteur. «C’est vrai que du point de vue de la notoriété, cela va nous aider. Cela nous amène également une forme de crédibilité», confie-t-il. Lui et ses quatre associés – la société anonyme a formellement été créée en septembre dernier – viennent de démarrer la commercialisation du produit, dont les premiers modèles coûtent 47’000 francs. La PME, qui emploie six collaborateurs, espère écouler entre 50 et 100 pièces cette année.