L’incertitude est toujours de mise pour Frederique Constant et Alpina. La moitié des employés de la manufacture qui réunit les deux marques à Plan-les-Ouates (GE) est au chômage partiel depuis début avril. Aucun changement n’est prévu avant début septembre. «Nous évaluerons la situation à ce moment-là, et nous verrons s’il y a lieu de continuer», a indiqué mercredi au Temps Niels Eggerding, directeur général de Frederique Constant, dans le cadre d’une rencontre avec la presse.

«Les douze à dix-huit prochains mois seront remplis de défis, avec beaucoup de pression sur l’horlogerie suisse», ajoute notre interlocuteur. S’il ne se dit pas trop inquiet de l’évolution des principaux marchés des deux marques (Europe, Japon, Corée du Sud, Chine), il se montre plus prudent à propos des Etats-Unis, également considérés comme importants: «La situation dans le pays est très instable. L’économie américaine est flexible et je suis convaincu qu’elle peut repartir fort. Si ce n’est pas le cas, ça aura évidemment des répercussions sur nos affaires.»