Télécommunications

Freenet, actionnaire principal de Sunrise, poursuit son offensive contre le rachat d'UPC

Une transaction «défavorable», un prix d'achat «surélevé»… Le groupe de télécommunication allemand a présenté mardi une liste des raison qui le poussent à s'opposer au rachat du câblo-opérateur par Sunrise

Freenet, l’actionnaire de référence de Sunrise, poursuit sa campagne contre le rachat d’UPC Suisse. Dans un communiqué publié mardi, il a listé l’ensemble des raisons pour lesquelles il compte voter contre l’augmentation de capital prévue par le numéro deux suisse des télécommunications pour financer l’acquisition du câblo-opérateur.

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Des conditions de transactions «défavorables», un prix d’achat «surélevé» pour une technologie qui «n’est plus compétitive» et une répartition des risques «insuffisante» entre Sunrise, Liberty Global et les créanciers d’UPC, autant de motifs pour s’opposer au rachat, écrit Freenet.

Freenet est «très sceptique» au sujet des possibles synergies

Freenet, qui détient un quart des titres Sunrise, expose cinq raisons pour refuser le rachat d’UPC, questionnant la pertinence stratégique, dans la mesure où la technologie du câble est «moins performante que la 5G» et la fibre optique étant amenée à s’imposer face aux progrès technologiques accélérés.

Freenet estime ensuite qu’une grande partie des synergies potentielles sera préalablement payée à Liberty Global, l’actuel propriétaire d’UPC, alors que ce sont les actionnaires existants de Sunrise qui supportent les risques de mise en œuvre. Freenet se dit en outre «très sceptique» quant à l’atteinte des synergies ciblées par l’opérateur.

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La structure de la transaction, avec un seul versement, fait peser tous les risques d’exécution sur les actionnaires de Sunrise, renchérit Freenet. Enfin, la structure de la dette, dans la mesure où Sunrise reprendra les créances d’UPC, accroît les risques pour ses actionnaires.

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