Dans quelques jours, les consommateurs fribourgeois et neuchâtelois approvisionnés par le groupe E recevront une facture d'électricité très particulière.

Pour la première fois, elle indiquera le mode de fabrication du courant consommé (nucléaire, gaz, pétrole, charbon, hydraulique donc renouvelable, solaire, éolien). Cette indication est indispensable pour permettre au client final d'orienter ses exigences de consommation et d'accroître les chances du courant «vert», à l'image des clients bernois.

En théorie, la technique du marquage du courant est au point. Il suffit que tous les fournisseurs de la chaîne indiquent la provenance de leur électricité.

Mais le groupe E s'est heurté à de nombreux refus. Résultat: 65% du courant fourni est déclaré d'origine «invérifiable». La part de nucléaire attestée s'élève à 7,4%, alors que l'hydraulique représente à peine 23,3%. Aucune autre énergie renouvelable n'a été offerte.

Le courant «vert» n'a pas la cote. Parmi les 17 revendeurs du groupe E, aucun n'a désiré obtenir davantage d'énergie renouvelable. Serait-ce une indication de la faible fibre écologique romande?