On se croirait en janvier 2015. Les experts osent la comparaison entre la situation actuelle et celle qui prévalait il y a un peu plus de cinq ans, lorsque la Banque nationale suisse (BNS) avait abandonné le taux plancher de 1,20 franc pour 1 euro et devait lutter contre les forces des marchés à coups de milliards d’interventions sur le marché des changes.

Comme à chaque crise, comme à chaque mouvement de panique, et comme à chaque fois que l’unité de la zone euro est mise à l’épreuve, des flots massifs de capitaux se réfugient vers le franc suisse. La crise du coronavirus n’a pas échappé à la règle. Ainsi, depuis début mars, le franc est sous forte pression haussière.