En l’état, c’est un vaste chantier, évoluant dans un contexte agité, marqué par un ralentissement conjoncturel global. Et pour l’instant, ABB paie surtout les frais liés à sa transformation en un géant de l’industrie 4.0. Un an après avoir vendu ses activités historiques dans le transport d’énergie (power grids), le géant helvético-suédois a vu son bénéfice net plonger de 34% en 2019, à 1,4 milliard de dollars (1,36 milliard de francs), selon les résultats publiés mercredi. Le chiffre d’affaires a, lui, progressé d’à peine 1% sur un an, à 28 milliards de dollars.

«Cette baisse est essentiellement due aux coûts de la transformation du groupe, qui suit son cours selon nos plans», a commenté mercredi Peter Voser, président d’ABB, lors d’une conférence téléphonique. Il s’agit en particulier des charges liées à la cession de la division power grids (équipements pour les réseaux électriques) au japonais Hitachi annoncée fin 2018, amorçant le recentrage d’ABB dans l’automatisation industrielle et la robotique.