L’accord qui clôt le Sommet

Le communiqué final (PDF) Les pays du G20 s’engagent à réduire de moitié leurs déficits d’ici à 2013 (28.06.2010)> Principales décisions: la taxe bancaire ne convainc pas > Pas de répit pour les paradis fiscaux > L’action du G8 contre la mortalité infantile jugée très insuffisante > Contestation endiguée par la police Revue de presse. Le G20 ouvre le robinet d’eau tiède Editorial. Moins d’ambitionA l’ouverture du Sommet de Toronto
Le programme officiel G20: accords et désaccords (24.06.2010)> Le spectre de la dépression de 1929 écarté > Divisions sur la dette publique et les banques > «La finance fonctionne en oligopole, il faut y revitaliser la concurrence» > La Suisse réforme «plus vite que les autres» Editorial. G20: les souhaits et les réalités nationalesLe G20 en bref D’abord, ils ne sont pas vingt, mais dix-neuf: l’Afrique du sud, l’Allemagne, l’Arabie Saoudite, l’Argentine, l’Australie, le Brésil, le Canada, la Chine, la Corée du sud, les Etats-Unis, la France, l’Inde, l’Indonésie, l’Italie, le Japon, le Mexique, le Royaume-Uni, la Russie et la Turquie. À ces pays, s’ajoute le vingtième membre, les «institutionnels». Ils sont en fait trois: la Banque centrale européenne (BCE), le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM). L’Organisation mondiale du commerce (OMC) et l’Organisation internationale du travail (OIT) participent également aux travaux. L’OMC a été mandatée par le G20 pour traquer le protectionnisme dans les échanges commerciaux. Par ailleurs, le G20 a adopté le Pacte pour l’emploi présenté par l’OIT, qui demande de mettre la création d’emplois au cœur de l’économie. Créé en 1999, le G20 réunit à l’origine les ministres de Finances et les banquiers centraux. Ce groupe informel naît juste après les crises asiatique et russe. Il se présente comme une plate-forme de dialogue entre pays développés et émergents, au service de la stabilité de l’économie mondiale. Ses membres du G20 pèsent au total 85% de la richesse de la planète. Sa présidence, tournante, revient cette année au Canada. Depuis novembre 2007, ce club s’est transformé en un sommet de chefs d’Etat et de gouvernement, et a volé la vedette au traditionnel G7 qui regroupe les sept pays les plus développés (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, et Royaume-Uni). Ce club a été créé en 1975. Depuis 1997, la Russie est invitée à participer à l’une des réunions du G7. Bien qu’élargi à de grands pays du Sud, le G20 essuie de nombreuses critiques relatives à sa légitimité. L’Afrique subsaharienne se plaint de sa sous-représentativité. Plusieurs autres pays, notamment la Suisse, estiment qu’il faudrait un forum plus large pour débattre de l’économie mondiale. ■ La Suisse souffle le chaud et le froid sur le G20 La Suisse fait pour rejoindre le G20. L’an dernier à la veille du Sommet de Londres en mars 2009, le président de la Confédération Hans-Rudolf Merz avait téléphoné à maintes reprises à Gordon Brown, alors premier ministre britannique et hôte du sommet, pour avancer la candidature suisse. En vain. Le conseiller fédéral s’était tout de même retrouvé à Horsham, lieu de la rencontre du G20, pour une série de rencontres bilatérales informelles. Toujours en mars, la Suisse par la voix Heidi Grau, vice-ambassadrice auprès de l’ONU à New York, donnait de la voix. Selon elle, il faudrait «un forum où tous les membres de l’ONU pourraient s’exprimer». Fin mars 2009, en visite à Varsovie, la ministre suisse de l’Économie Doris Leuthard était encore plus incisive: «Nous avons besoin d’une plate-forme plus démocratique et d’une collaboration plus large, peut-être avec les Nations unies». Cette année en marge du Sommet de Toronto, la Suisse a organisé la fronde au sein d’un nouveau groupe de pression: le Groupe pour la gouvernance globale (3G). Avec 26 autres pays, elle vient de demander de pouvoir établir un contact avec le G20. «Il est important que les délibérations du G20 adoptent une «configuration à géométrie variable» pour permettre aux non-membres de participe aux discussions sur les questions spécifiques qui les intéressent», selon un communiqué publié à une semaine du Sommet de Toronto. ■ En amont du Sommet de TorontoAvec son propre agenda, le G8 existe encore (25.06.2010) • Les devoirs du G20 par Kamalesh Sharma (22.06.2010)Le BIT interpelle le prochain G20 sur la reprise sans création d’emplois (22.06.2010)Paris et Berlin proposeront au G20 de taxer les opérations financières (15.06.2010)Sommet du G20: nouvelle déception à l’horizon par Arturo Bris (11.06.2010)La sacralisation du G20 (papier bilan du Sommet de Pittsburgh) (25.09.2009)