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ZUR MELDUNG, DASS DIE CHINESISCHE UNTERNEHMENSGRUPPE HNA GROUP DEN SCHWEIZER FLUGVERPFLEGER GATEGROUP UEBERNIMMT, STELLEN WIR IHNEN AM MONTAG 11. APRIL 2016 FOLGENDES ARCHIVBILD ZUR VERFUEGUNG. - Eine Flugbegleiterin bedient die Passagiere der…
© CHRISTIAN BEUTLER

Aviation

Gategroup pourrait faire son retour dans la bourse suisse

Les actions du spécialiste suisse des plateaux-repas avaient été décotées en avril, à la suite du rachat du chinois HNA. Sous pression, le conglomérat est contraint de désinvestir certains secteurs jugés non stratégiques par Pékin

Neuf mois après avoir quitté la bourse suisse, Gategroup envisage de remettre ses actions sur le marché. C’est ce qu’a confirmé mardi le vice-président du conseil d’administration du spécialiste des plateaux-repas, Adam Tan.

«SIX Swiss Exchange à Zurich fait actuellement l’objet d’une évaluation comme potentiel lieu de cotation», précise le communiqué de Gategroup. L’opérateur, qui gère l’infrastructure de la place financière helvétique, avait décoté l’action de l’entreprise qui chapeaute les activités de Gate Gourmet en avril dernier, à la suite de son rachat par le conglomérat chinois HNA, basé à Hongkong.

Une entreprise à 1,4 milliard

HNA avait payé 1,4 milliard de francs en décembre 2016 pour le groupe suisse aux 43 000 collaborateurs. Le communiqué ne fournit pas davantage de détails sur la structure de l’actionnariat ou le timing de la cotation. Interrogés sur la persistance d’HNA comme actionnaire majoritaire, les services de presse de Gategroup déclinent tout commentaire, renvoyant à leur succinct communiqué.

HNA est mis sous pression par Pékin, qui s’inquiète de la fuite de capitaux engendrée par les investissements de ses entreprises à l’étranger. Parmi elles, HNA – également propriétaire de l’entreprise de services aéroportuaires Swissport depuis début 2016, de SR Technics et d'une partie du bâlois Dufry – s’était montré particulièrement active avec quelque 40 milliards de francs d’achats en trois ans.

Lire également: Les étranges montages financiers du groupe chinois HNA

Désinvestissements programmés par Pékin

«Je vais faire tout mon possible pour sortir des investissements qui étaient autorisés par le passé mais ne le sont plus», a déclaré mardi Adam Tan, également directeur de HNA, lors d’un forum à Pékin organisé par Caixin Magazine. En août dernier, le gouvernement chinois a limité les achats dans les domaines de l’hôtellerie, de l’immobilier, du divertissement et des clubs sportifs.

Sur les marchés, on s’inquiète de la capacité de HNA de financer sa dette, au vu des restrictions auxquelles pourrait faire face le groupe sur le marché bancaire chinois. Le groupe vient de payer des intérêts de 9% pour vendre une obligation à 363 jours. «Un taux élevé pour une dette à si court terme», explique l’agence financière Bloomberg.

Une «boîte noire» nommée HNA

Le raisonnement derrière la recotation de Gategroup est «difficile à appréhender», explique un analyste qui suivait le spécialiste des plateaux-repas jusqu’en avril dernier. «HNA est une boîte noire. Nous ne savons pas à quoi ressemblera Gategroup à l’avenir.» Le conglomérat chinois s’est récemment attiré les foudres du régulateur helvétique pour avoir fourni des informations «fausses et incomplètes» concernant son actionnariat.

Lire aussi «Les hommes de paille du groupe HNA sortent de l’ombre»

Outre le besoin de lever des capitaux, notre analyste évoque, pour justifier un éventuel retour en bourse, «un besoin de rassurer, de la part de la direction, quant à la publication future d’informations financières liée à Gategroup».

Affaiblie par un taux de change défavorable et la pression sur les coûts du secteur aéronautique, Gategroup a enregistré plusieurs semestres consécutifs de pertes entre 2014 et 2015. En 2016, selon les dernières données disponibles, son chiffre d’affaires s’est remis à progresser, s’établissant à 3,4 milliards avec un bénéfice avant impôts et charges (EBITDA) de 200 millions. Au vu de la croissance du secteur de l’aviation, une éventuelle cotation de Gategroup ne devrait pas manquer de susciter l’attention des investisseurs.

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