Guerre ou pas, certaines entreprises ne connaissent pas la crise. C’est le cas de Naftogaz, entreprise d’Etat ukrainienne qui assure le transit du gaz russe à destination de l’Union européenne. Signé en 1967, le contrat avec Gazprom, le géant gazier russe, prévoit le passage du mal nommé gazoduc Brotherhood en territoire ukrainien, en échange d’une manne de 1,3 milliard de dollars par année à Kiev. L’ironie de l’histoire est que le président ukrainien Volodymyr Zelensky ne rate aucune occasion d’appeler l’UE à boycotter le gaz russe, mais il ne pipe pas mot sur cette activité lucrative qui se poursuit en dépit de l’agression russe lancée à l’aube du 24 février dernier et qui a déjà fait plusieurs milliers de morts et pas moins de 5 millions de réfugiés ukrainiens.