Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
L’immeuble de coworking de Spaces à Genève compte près de 3000 m3 répartis sur 6 niveaux.
© Rayon RIchards

Travail nomade

Le géant du bureau partagé se lance dans le «coworking» à Genève

Le britannique Regus ouvre un espace de 2000 m² pour redonner le goût du centre-ville aux entrepreneurs

Regus rajeunit son offre. Connue pour ses centres d’affaires accessibles sur abonnement, la multinationale anglaise ouvre son premier centre de coworking suisse à Genève. Lancé sous la marque Spaces, l’espace de 2000 m² est situé en plein cœur de la ville, dans les anciens locaux de la défunte banque Coutts. Il veut redonner le goût du centre-ville aux petites entreprises.

Il suffit d’enjamber le Rhône, au centre de Genève, pour comparer les deux facettes de Regus. Dans la prestigieuse rue du Rhône, le groupe aux 2 millions de clients dans plus de 100 pays offre son produit classique. Des bureaux un brin impersonnels, principalement utilisés par une clientèle d’affaires en déplacement à Genève et qui souhaite rencontrer des clients locaux.

Cafétéria et mobilier design

C’est à quelques centaines de mètres de là, quai de l’Ile, qu’a été présenté jeudi à la presse un espace de coworking sur sept niveaux, avec cafétéria, mobilier design et plus de 400 postes de travail. L’immeuble, loué à la famille Bertarelli et réaménagé moyennant un investissement de plusieurs millions, semble destiné à une clientèle plus jeune, plus créative, davantage portée sur l’échange.

Il n’y a pas de cannibalisation entre nos deux types d’offre.

Mais la répartition de la clientèle entre les deux segments n’est pas si caricaturale, explique Paulo Dias, responsable de Spaces en Europe du Sud: «Nos bureaux Regus attirent certes beaucoup de professionnels de la finance à Genève, mais aussi d’autres activités de service comme les chasseurs de têtes. Un client choisit entre Regus ou Spaces surtout selon la localisation des espaces, il n’y a pas de cannibalisation entre nos deux types d’offre.»

Au contraire, les employés des deux marques collaborent, poursuit le dirigeant: «Ceux de Regus, présents depuis plus longtemps dans les villes convoitées par Spaces, facilitent le repérage de locaux très bien situés.» Le contexte économique morose des dernières années a mis sur le marché une quantité croissante de surfaces de bureaux, relevait une récente étude de Naef Immobilier. Entre Genève et Zurich, un peu moins de 600 000 m² de surfaces commerciales seraient disponibles (+3,5% l’an passé).

Environ 1500 francs par personne et par mois

Regus s’est diversifié dans le coworking en 2015, avec le rachat de Spaces, lancé aux Pays-Bas en 2006. En deux ans, une cinquantaine de sites comme celui de Genève ont été ouverts sur 4 continents, et la société vise les 100 implantations d’ici à la fin de l’année. Une implantation zurichoise sera inaugurée en septembre.

Situé à proximité du nœud de transports publics de Bel-Air, l’espace genevois «veut redonner aux entreprises le goût des centres-villes, devenus souvent trop chers pour les sociétés actives dans d’autres secteurs que la finance», poursuit Paulo Dias. Et parfois trop chers pour les banques elles-mêmes.

Les tarifs sont à la hauteur des loyers pratiqués dans l’hyper-centre genevois, dans la rue du Rhône en particulier. Un abonnement mensuel de 399 francs donne accès aux parties communes de l’immeuble du quai de l’Ile. Il faut ajouter 1000 à 1500 francs par personne pour utiliser les bureaux de l’ensemble, qui compte une terrasse avec vue sur la Rade.

Destination Plainpalais

Ce montant est à comparer avec un coût moyen en Suisse de 6000 à 10 000 francs pour une place de travail d’un peu plus de 15 m², relève Garry Gurtler, le responsable de Spaces pour la Suisse, qui propose des espaces individuels plus petits et des frais généraux partagés, ce qui permet d’abaisser le tarif.

A un peu plus de 3 semaines de l’ouverture, l’espace genevois affiche moins de 50% de taux d’occupation, mais ce seuil sera atteint d’ici là, assure Paulo Dias. Avant de glisser qu’il est déjà à la recherche d’un espace dans le quartier de Plainpalais.

Publicité
Publicité

La dernière vidéo economie

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

Candidate au prix SUD de la start-up durable organisé par «Le Temps», la société Oculight est une spin-off de l’EPFL qui propose des aides à la décision dans l’architecture et la construction, aménagement des façades, ouvertures en toitures, choix du mobilier, aménagement des pièces, pour une utilisation intelligente de la lumière naturelle. Interview de sa cofondatrice Marilyne Andersen

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

n/a
© Gabioud Simon (gam)