Sonova (ex-Phonak) figure parmi les fabricants de prothèses auditives visés par une enquête du gendarme allemand des cartels. Celle-ci soupçonne des ententes entre les acteurs présents sur le marché indigène.

Sonova, numéro un mondial devant Siemens et William Demant, a coopéré en apportant des réponses aux questions posées par l’autorité anti-cartels allemande, a indiqué mercredi la société établie à Stäfa (ZH) dans un communiqué. L’enquête concerne plusieurs spécialistes du secteur. Sonova entend ne pas s’exprimer davantage avant le terme de la procédure.

Présent dans plus de 90 pays avec plus de 5300 employés, le groupe zurichois rencontre pour la seconde fois des problèmes avec l’autorité allemande anti-cartels. En 2006, le groupe dirigé par Valentin Chapero avait annoncé sa volonté de s’emparer de son concurrent danois GN Resound pour 3,3 milliards de francs. Mais le gendarme allemande de la concurrence avait fait échoué l’opération, prétextant un abus de position dominante. Le groupe zurichois avait recouru contre cette décision en 2007 auprès de la Cour d’appel de Düsseldorf, sans succès. Cette affaire signifiait qu’un regroupement entre les gros acteurs du secteur devenait impossible. Cela n’a pas empêché Sonova de grignoter depuis des années des parts de marché sur ses concurrents, grâce à sa capacité d’innovation.