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A general view shows the plant of General Electric in Baden, Switzerland November 15, 2017. REUTERS/Arnd Wiegmann

Industrie

General Electric supprime 1400 emplois en Suisse

Le déclin des turbines pour centrales électriques frappe durement les sites argoviens, qui emploient quelque 4500 personnes. Dans le monde, 1200 postes seront supprimés

General Electric réduit massivement ses effectifs en Suisse. Le géant industriel américain, qui a déjà annoncé vouloir biffer 900 postes sur ses sites argoviens, va en supprimer 1400 de plus d’ici à deux ans au sein de son unité GE Power, qui compte près de 4500 salariés répartis sur sept sites. Cette décision s'inscrit dans un plan mondial de réduction d'effectifs qui va toucher 12000 personnes chez GE Power, vient d'annoncer le groupe américain.

Cette unité fabrique essentiellement des turbines à vapeur et à gaz pour les centrales électriques, selon la NZZ. Mais les centrales à gaz n’ont plus la cote dans les pays développés, l’hydraulique (pour lequel GE fabrique des turbines et des générateurs) est en crise, alors que le marché des pays en développement est saturé.

Selon Reuters, la suppression de 4500 postes est prévue en Europe, notamment en Suisse, Allemagne et Grande-Bretagne. On savait depuis la fin d'octobre, via les syndicats, que des suppressions massives d’emplois étaient prévues en Suisse.

Les activités dans le domaine des énergies traditionnelles sont confrontées à un environnement difficile, écrit jeudi General Electric, dont le siège helvétique est établi à Baden, dans un communiqué envoyé à l’ATS. Des difficultés que le géant industriel américain explique par l’importance accrue des énergies renouvelables et de l’efficience énergétique, la pression sur les prix de l’électricité et une vive concurrence.

GE, qui dit regretter les suppressions de postes, précise qu’aucun site ne sera fermé. Le groupe entend proposer un plan social aux collaborateurs visés.

Contacté par l'ats, un porte-parole de GE a précisé que la restructuration concerne les sites de Baden, Birr et Oberentfelden, tous situées en Argovie. GE Power, unité qui comprend les activités dans le domaine de l'énergie reprises en 2015 au français Alstom, supprimera des emplois administratifs à Baden, ainsi que dans la production à Birr et Oberentfelden.

Recentrage du groupe

Le mois dernier, GE avait levé le voile sur un nouveau programme visant à recentrer le géant industriel sur trois activités, soit l'aéronautique, la santé et l'énergie. Destiné à réduire les coûts, le recentrage, qui s'accompagne de cessions dans les transports, entre autres, pour 20 milliards de dollars (19,7 milliards de francs) doit se solder par la suppression de milliers d'emplois.

GE n'avait alors pas caché que GE Power allait au-devant d'une profonde refonte pour se remettre du retournement des marchés de l'énergie et s'adapter à leur mutation. La division fabrique des turbines à gaz, turbines à vapeur et autres générateurs.

Le géant américain, qui employait fin 2016 pas moins de 295'000 collaborateurs dans le monde, avait annoncé en janvier 2016 une première réorganisation après l'acquisition du pôle énergie d'Alstom. Celle-ci devait alors entraîner la suppression de 1300 emplois sur les sites argoviens de GE Power.

A l'issue de la procédure de consultation, GE a fait savoir en juin qu'il biffera finalement 900 postes. Dans la foulée, le groupe a annoncé un mois plus tard la suppression de 99 emplois dans l'unité Hydro Solutions, laquelle développe et produit des équipements pour les centrales à accumulation par pompage.

Ces dernières semaines, alors que de nouvelles coupes se précisaient depuis la fin de l'été, le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann, à la tête d'une délégation avec le président de l'Union patronale suisse, Valentin Vogt, avait rencontré au siège de GE Power à Atlanta son directeur général, Russell Stokes. Un groupe de travail avait alors été constitué.

Début novembre, de nouvelles discussions avaient été menées à Paris entre M. Stokes et une délégation suisse. Ce déploiement d'activité visait à réduire autant que possible les conséquences négatives pour le site industriel argovien et aussi de poser les bases pour de nouvelles activités dans d'autres unités d'affaires de GE.

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