La renaissance industrielle de Belfort rime de moins en moins avec General Electric (GE). Lorsqu’en 2014, le groupe américain avait négocié, pour 10 milliards d’euros, la reprise de l’activité énergétique d’Alstom, le fabriquant français de turbines à gaz, la promesse était pourtant celle-là. A l’époque, le maire de la ville, Damien Meslot (Les Républicains, droite), avait d’ailleurs soutenu le projet, se félicitant de l’engagement du groupe américain à créer 1000 emplois dans ce bassin industriel menacé par les restructurations dans ses deux secteurs clés: l’énergie et le ferroviaire (avec la fabrication de TGV).

Cinq ans plus tard, rien de tout cela ne s’est matérialisé dans ces parages frontaliers de la Suisse. Au contraire: l’approbation à l’arraché, lundi, d’un plan social entraînera la suppression de 485 emplois. Avec obligation pour le site belfortain d’économiser 12 millions d’euros par an entre 2020 et 2023.