Santé

Générale-Beaulieu rejette l’offre de Genolier

Le réseau vaudois de cliniques privées Swiss Medical Network manque une occasion de poser un pied à Genève

Un non définitif. La clinique genevoise Générale-Baulieu (GB) vient de refuser d’intégrer le réseau du groupe vaudois Swiss Medical Network (SMN, connue à l’époque sous son ancienne raison sociale GSMN), a appris Le Temps. L’établissement des hauts de Champel dit avoir examiné, dans le détail et avec le concours d’experts, l’offre «amicale» formulée en octobre 2015 du numéro deux helvétique des cliniques privées. Mais suite à la présentation du projet de SMN, en décembre dernier, Générale-Beaulieu a tranché en faveur de son indépendance.

L’arbitrage a été «net», précise l’entité genevoise qui a informé le groupe vaudois de son refus de considérer toute avance passée et future, ou d’individus agissant pour le compte ou d’entente avec cette filiale de la holding fribourgeoise Aevis Victoria. Bilan: l’entité codétenue par les entrepreneurs franco-valaisan Michel Reybier et Antoine Hubert manque ainsi une opportunité de poser un pied médical au bout du lac.

Pour rappel, SMN (217 millions de francs de chiffre d’affaires en 2015) avait profité d’une union manquée entre GB et la clinique des Grangettes à Genève pour s’inviter – le montant de la transaction demeure plus que jamais secret – dans la troisième plus grosse structure hospitalière privée du canton (90 millions de francs de chiffre d’affaires annuel, contre 206 millions pour l’Hôpital de la Tour et quelque 103 millions pour les Grangettes). Mais certains copropriétaires de GB – 400 actionnaires au total, dont une bonne moitié de médecins – se disaient déjà à l’époque opposés à un tel rapprochement.

Lumière au bout du tunnel

L’entrée de SMN au capital de GB aurait semble-t-il trop chamboulé le rapport des forces dans l’entité genevoise. Cette perspective l’a visiblement emporté sur l’avantage de s’adosser à un groupe d’envergure nationale, susceptible d’augmenter son poids face aux caisses maladies. Ce serait d’ailleurs en raison notamment de négociations difficiles avec les assureurs que le directeur général de la GB, Philippe Cassegrain, a quitté précipitamment ses fonctions fin septembre dernier, après 22 ans d’activité.

Générale-Beaulieu reconnaît aujourd’hui avoir traversé une période difficile. Mais se dit confiant pour l’avenir, ses résultats à fin 2015 et début 2016, étant, selon ses dirigeants, encourageants.

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