Entreprises et développement durable font de plus en plus bon ménage. «Chez Generali Assurances, c'est une notion historique et géographique, affirme Kai-Nicholas Kunze, directeur. Une assurance qui gère des risques depuis 175 ans démontre que son objectif est de vivre longtemps et qu'elle dispose d'une vision à long terme.

Par ailleurs, Generali Assurances, qui emploie 61500 employés à travers le monde, s'est implanté dans 40 pays en tenant compte des compétences locales. En 2006, Generali Assurances Suisse a réalisé un chiffre d'affaires de 107 millions de francs et a attiré douze mille nouveaux clients.

Dès septembre prochain, Generali Assurances et 400 de ses collaborateurs, provenant de Lausanne et Genève, s'installeront à Nyon dans le nouveau centre romand administratif, situé à l'avenue Perdtemps. Le bâtiment flambant neuf satisfera aux exigences du développement durable et pourra accueillir jusqu'à 600 employés.

«Nous prévoyons de rapatrier certaines activités de Zurich à Nyon, annonce Kai-Nicholas Kunze. Il a été conçu pour que nos collaborateurs travaillent dans de bonnes conditions. Le mobilier sera ergonomique. Chaque bureau sera adaptable selon l'utilisateur. Nous mettons également à disposition un fitness, une cafétéria de 250 places avec au menu des plats équilibrés ainsi qu'une crèche pour 27 enfants. D'autre part, le nombre de places de parc sera limité à 160 places afin d'encourager les employés à se déplacer en train.»

En Suisse, Generali Assurances a officiellement mis en place une politique de développement durable depuis 2004. Celle-ci se décline autour de trois axes: les employés et les collaborateurs, les clients et les fournisseurs et l'environnement. Le premier rapport de durabilité est sorti en 2005. Ce rapport annuel fait le bilan des actions réalisées et fixe les objectifs pour l'année suivante. Enfin, l'assureur parraine une voiture écologique au Tessin.

Volonté de faire bien faire ou opération marketing de la part de Generali Assurances? Le risque que le «trend» du développement durable soit avant tout utilisé pour véhiculer une bonne image existe. Kai-Nicholas Kunze s'en défend: «Il est clair que nous n'avons pas le choix. Nous subissons clairement une pression du marché. En tant que société cotée en bourse, nous sommes soumis à la législation européenne. De plus, les actionnaires nous demandent des comptes. Néanmoins, notre culture d'entreprise nous pousse dans ce sens. Evidemment, nous avons encore beaucoup à faire, notamment en matière de recyclage de papier.»

Selon Olivier Brüggimann, patron d'EcoLive, bureau de conseil spécialisé en management (gestion) environnemental, «le souci de bien faire existe réellement. D'ailleurs, il faut une vraie volonté pour mettre en place un système de management durable si on veut que cela fonctionne et que tous les employés jouent le jeu».