Après les technologies de bioconversion (biotech), voici les technologies propres (cleantech). Lundi, les autorités genevoises ont fait le point sur ce «secteur d’avenir pour la région et source de diversification économique pour le canton».

Bilan: un incubateur cleantech, installé sur 2000 m2 dans le quartier de Plan-les-Ouates (à deux pas d’Eclosion, son homologue dédié aux biotechnologies), sera inauguré cet automne. «Quatre axes de travail sur les douze secteurs que compte ce marché ont été identifiés», indique Rolf Gobet, directeur de l’Office de promotion des industries et des technologies. En se basant sur le tissu économique existant – 80% des projets cleantech sont issus d’entreprises déjà en place –, les jeunes pousses devront axer leurs efforts sur la mobilité urbaine, la gestion des déchets, l’efficience énergétique et l’énergie solaire. L’enveloppe dédiée à cette structure représente 11 millions de francs sur quatre ans. A cet investissement de long terme – Genève ambitionne de se profiler comme un pôle cleantech incontournable d’ici à 2020 – vient s’ajouter le lancement il y a quelques jours, du Geneva Creativity Center, un guichet multidisciplinaire réunissant les milieux académiques et l’Etat. «Pour veiller au bon passage des idées à leur production», résume Pierre-François Unger, conseiller d’Etat en charge de l’Economie et de la santé.

Pour renforcer son coup de main aux énergies vertes, le canton de Genève a aussi adapté sa législation, avec l’entrée en vigueur, en février 2011, de la loi pour les jeunes entreprises, permettant notamment de défiscaliser les gains en capital, et la loi sur les zones de développement mixte (cohabitation des secteurs secondaire et tertiaire) adoptée en ­début d’année. Autre catalyseur d’énergies du futur: la création, en juin 2010, de la plateforme régionale «CleantechAlps», où l’on dénombre 300 entreprises actives – directement ou indirectement – dans les technologies propres.