Cointrin s’est officiellement mis, vendredi, sur les rangs pour acheter des parts des aéroports lyonnais (Saint-Exupéry et Bron). L’autorisation d’examiner les possibilités d’entrer dans le capital des plateformes voisines, situées dans le département du Rhône, vient du ministre de tutelle de Genève Aéroport, Pierre Maudet.

«Nous avons été invités par un groupement d’investisseurs affiliés à BCPE – le deuxième acteur bancaire de France – à participer à l’appel d’offres des autorités françaises. C’est une opportunité unique, concrétisable dans un délai de quelques mois», explique Bertrand Stämpfli, porte-parole de la régie publique autonome. A ce stade, une évaluation des objets et du pourcentage d’actions à vendre doit encore être faite.

Tout sauf les Chinois

Le contexte? Le gouvernement français est en train de privatiser ses tarmacs secondaires. Cette volonté de désengagement répond à une gestion toujours plus complexe de ce type de structures. Les collectivités publiques de l’Hexagone ont déjà cédé, en avril 2014, 49,9% de l’aéroport Toulouse-Blagnac, pour 308 millions d’euros, au consortium Symbiose, composé du groupe étatique Shandong Hi-Speed et du fonds hongkongais Friedmann Pacific Asset Management. Alors que Nice se profile également sur la liste des ventes, Paris cherche à éviter que ses infrastructures aéroportuaires ne finissent toutes en mains chinoises.

Pour Genève, l’occasion est trop belle: marquer son engagement dans le grand projet de métropole régionale. Le canton du bout du lac a en effet déjà des intérêts financiers dans d’autres infrastructures de transport transfrontalières, comme le tunnel du Mont-Blanc.