Pour parfaire l’efficacité de son accélérateur de start-up, le canton de Genève vient de regrouper physiquement ses prestations de promotion, d’incubation et de financement d’entreprises innovantes. Ainsi, l’Office de promotion des industries et des technologies (OPI) – organisme à vocation romande –, la Fondation genevoise pour l’innovation technologique (Fongit) et la Fondation d’aide aux entreprises (FAE), entité allocatrice de ressources – jusqu’à 4 millions de francs pour les projets prometteurs –, ont toutes installé leur guichet dans un même bâtiment («bluebox» à Plan-les-Ouates). Le lieu a été inauguré lundi, en présence de la conseillère fédérale en charge de l’Environnement, des transports et de la communication, Doris Leuthard.

Cette plateforme d’accompagnement intégrée, proposant également des locaux aux porteurs de projets d’avenir et aux PME existantes, s’adresse à l’ensemble des secteurs de l’économie: industrie, commerce de détail, construction, etc. Les synergies ainsi offertes ont aussi pour vocation de faire converger des start-up actives dans le domaine des technologies propres et des énergies renouvelables. «Nous voulons positionner Genève, à l’horizon 2020, en tant que pôle d’excellence en matière de cleantech», indique Pierre-François Unger, conseiller d’Etat genevois en charge de l’Economie.

Exemple d’ébauche originale: le projet TOSA, soit un partenariat public-privé diligenté par ABB Sécheron, visant à remplacer les lignes de contact des trolleybus et le diesel par des véhicules alimentés par piles électriques rechargeables aux arrêts. «Le potentiel économique, à l’échelle planétaire, est de plusieurs milliards de francs», résume le directeur du leader mondial dans la technique de l’énergie et de l’automatisation, Jean-Luc Favre.

Vraiment? «D’ici à huit ans, le marché des cleantech est évalué, à l’échelle internationale, à 3300 milliards de francs, soit près de 6% de toutes les activités économiques de la planète, contre 3,2% actuellement», relève Doris Leuthard.

Start-up issue de Merck Serono

Pour l’heure, les start-up genevoises qui se lancent dans cette aventure ne sont pas légion. «Bluebox» n’en abrite d’ailleurs qu’un faible nombre. La dernière jeune pousse à avoir intégré les locaux de Plan-les-Ouates? Quartz Bio (quatre employés), une excroissance de Merck Serono créée lundi, et active dans l’analyse des biomarqueurs, avec un potentiel de 2,4 millions de francs de commandes jusqu’en 2015.