Genève rêve d’un label

«China friendly»

Tourisme Les hôtels sont invités à suivre des cours spéciaux

2015, année de la chèvre. Les Chinois vont voyager en masse pour leur Nouvel An. Trois milliards de trajets sont prévus dès ce jeudi. La Suisse est sur le pied de guerre pour capter une partie de cette clientèle. Genève Tourisme & Congrès (GT&C) a même annoncé mardi sa volonté d’acquérir le label de qualité certifiant les mérites de son accueil du public chinois. Dans la perspective de décrocher ce sésame d’ici à la fin de cette année.

Ambitieux. Les professionnels du tourisme (musées, magasins, hôtels, boutiques, etc.) sont donc invités à suivre une formation spéciale pour perfectionner leur pratique d’accueil. Une trentaine d’entre eux a déjà suivi des cours en janvier pour obtenir une certification initiale de capacité à bien traiter les visiteurs chinois. Avec succès.

Le chiffre qui n’est plus mortel

Cette première étape de groupe, qui peut aussi s’effectuer en ligne pour les prochains candidats intéressés, doit s’accompagner d’autres modules individuels. Et si au final un nombre suffisant d’acteurs remplit les critères, Genève, en tant que destination, peut espérer l’octroi de l’équivalence «China friendly».

Objectif de tout ce processus? Eviter certaines maladresses. Exemple: de plus en plus sophistiquée, la clientèle chinoise peut se vexer si un réceptionniste véhicule des poncifs, tel le fait d’éviter de lui attribuer une chambre au 4e étage ou contenant le chiffre 4, chiffre tabou dans la culture chinoise.

Mais Genève a déjà une certaine expérience. Elle a vu en 2010 débarquer 1200 vendeurs chinois du groupe Amway, dans le cadre d’un séjour offert par cet employeur à ses salariés les plus méritants.