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Les derniers préparatifs avant l'ouverture du 88 Salon de l'auto à Genève, samedi 3 mars 2018.
© SALVATORE DI NOLFI/KEYSTONE

Mobilité

A Genève, le salon du vieux monde automobile

L’événement de Palexpo reste figé dans une tradition séculaire, statique, sans âpre discussion sur l’avenir de la mobilité. Mais cela pourrait bientôt changer

Malgré ses nouveautés électriques ou sa voiture volante, le 88e Salon de l’auto de Genève reste ancré dans son format traditionnel. Des modèles alignés au cordeau, des jolies filles sur les stands, l’assurance que les carrosseries scintillantes font toujours «rêver» les visiteurs. Ce conservatisme s’incarne dans l’affiche de la manifestation: un coupé sportif qui, même s’il est vert, montre un design aux arêtes acérées, en faveur il y a dix ans. Ou dans le parking de Palexpo, dépourvu de stations de recharges électriques.

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Les salons de Francfort, de Paris, de Los Angeles ou de Detroit le montrent: pour assurer leur avenir, ils se transforment en forums de la mobilité du futur. A coups de symposiums, de conférences publiques, d’accueils de start-up et des géants de la nouvelle économie numérique. Lors de la journée de presse du dernier salon de Francfort, il fallait voir Dieter Zetsche, patron du groupe Daimler, impatient de quitter le stand Mercedes-Benz pour aller rencontrer Sheryl Sandberg, directrice opérationnelle de Facebook, à l’occasion d’un débat sur les automobiles de demain.

Evolution encourageante

Regard dans le rétroviseur, les organisateurs du Geneva International Motor Show laissent aux exposants le soin d’évoquer, ici et là, la mobilité de l’après Dieselgate. En guise de bonne volonté, une application ludique destinée à repérer les voitures efficientes, proposée par l’Office fédéral de l’énergie.

Peut-être que le calcul de la tradition est bon. Il existe encore un nombre suffisant de fans hardcore de l’automobile en Europe pour proposer un événement non culpabilisant, séducteur, comme il s’en organise depuis un siècle. Avec les salons de Shanghai et de Pékin, eux aussi conventionnels, Genève pourrait s’imposer comme le gardien d’un modèle éprouvé, imperméable aux débats environnementaux qui agitent la société et les pouvoirs publics.

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Un signe montre toutefois une évolution encourageante. La manifestation genevoise annonce la mise sur pied d’une conférence bisannuelle en partenariat avec l’IFA, la foire d’électronique grand public de Berlin. Shift automotive se focalisera sur les technologies numériques. Le forum de deux jours se tiendra pour la première fois en septembre à Berlin, avant d’être proposé au Salon de l’auto de Genève en mars 2019.

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