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L'industrie montante du sport électronique sera également à l'honneur les 7 et 8 décembre prochain à Palexpo.
© dimgames.fr

Salon

Genève va accueillir le «Davos du sport» début décembre

Avocats, banquiers, fédérations internationales, clubs du monde entier, constructeurs de stades, de patinoires, de bassins olympiques et autres pistes d’athlétisme ont rendez-vous dans moins de deux mois à Palexpo. A l’ordre du jour: renforcer l’ancrage local d’une industrie générant entre 480 et 620 milliards de francs par an

Le Congrès international du sport (ISC) doit prendre ses quartiers à Genève les 7 et 8 décembre prochain. «Pour la deuxième fois, après 2014», précise sa cheville ouvrière Nigel Fletcher. La manifestation bisannuelle, ayant pour vocation de couvrir toutes les dimensions de l’industrie du sport (gouvernance, réglementation, économie, infrastructures, etc.) a déménagé après seulement deux éditions (2010 et 2012), d’Amsterdam au bout du lac. Soit à proximité d’un périmètre – l’Arc lémanique – abritant plus des deux tiers des fédérations sportives (hippisme, basketball, football européen, etc.) parmi les plus représentatives du secteur.

Lire aussi:  Un géant du sport business opte pour Genève au lieu d’Amsterdam

«Nous avons déroulé le tapis rouge pour attirer l’ISC à Genève jusqu’en 2018», résume Claude Membrez, directeur de Palexpo, qui s’interroge encore pourquoi Lausanne, pourtant capitale olympique, n’a à l’époque pas tenté de s’emparer de ce Salon stratégique. Réponse: «J’ai depuis lors reçu des appels du pied insistants», indique Nigel Fletcher, qui devra décider dans deux ans s’il poursuit son aventure genevoise. Ou si, au contraire, il cède à nouveau aux sirènes de la délocalisation.

Plus des 2000 participants

Pour l’heure nouveau hub de l’économie mondiale du sport (plus de 90% des participants viennent de l’étranger), la Cité de Calvin s’attend à recevoir dans moins de deux mois la visite de plus de 2000 professionnels d’une industrie censée générer, de manière directe, indirecte et induite selon le cabinet de conseils AT Kearney, entre 480 et 620 milliards de francs par an à l’échelle planétaire. Ont déjà répondu présents: des représentants de 67 pays, issus de clubs et d’associations, de fédérations – du golf au combat en cage, en passant par l’e-sport –, des avocats spécialisés, des sponsors et des banquiers, des multinationales actives dans la vente d’articles sportifs ou la construction de stades, de patinoires, de bassins olympiques, de pistes d’athlétisme et autres experts en matière de réglementation sportive.

«Notre rendez-vous est appelé à grandir, mais pas de manière démesurée. Dans l’idéal, je vise une affluence de 3500 personnes, afin de maintenir une certaine cohérence et qualité dans les échanges», explique Nigel Fletcher. Objectif de ces deux prochaines éditions à Genève: discuter, sous un même toit, des dernières tendances liées à la billetterie, au merchandising, aux droits de diffusion, au numérique. Et dégager des pistes concernant les législations des différentes disciplines qui, réunies, pèseraient à en croire le cabinet d’audit KPMG jusqu’à 1% du produit intérieur brut mondial (PIB). Soit, notamment, quelque 310 milliards liés à la vente d’articles et d’équipements, 105 milliards via les cotisations des pratiquants et quelque 150 milliards en ce qui concerne les infrastructures, l’alimentation spécialisée et les paris sportifs.

Intégrer les bénévoles genevois

De son côté, PricewaterhouseCoopers évalue l’industrie mondiale du sport à près de 150 milliards de francs (retombées directes uniquement), pour une croissance annuelle de l’ordre de 3,7%, répartie géographiquement de la manière suivante: 49,7% pour l’Amérique du Nord, 40,7% pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique et 22,4% pour l’Asie. Parmi les principaux moteurs de la progression future de l’industrie du sport: les partenariats noués avec les annonceurs, qui représentent pour l’heure des recettes mondiales comprises entre 40 et 50 milliards de francs. Dont environ 900 millions en Suisse, sachant que Genève abrite un nombre important de centres décisionnels en matière de sponsoring.

A en croire une étude de la Confédération parue en 2007, l’économie du sport générait à l’époque 18 milliards de francs par an à l’échelle helvétique. Le secteur, qui salariait alors près de 90 000 personnes, représentait 2,5% du marché de l’emploi du pays, contribuant à hauteur de 1,7% au produit intérieur brut national. «Nous avons invité cette année, à l’ISC, plus de 150 associations sportives genevoises. Car les thématiques qui y sont abordées sont parfaitement transposables à l’échelle locale», se félicite Sybille Bonvin, cheffe du service des sports de la Ville de Genève. L’occasion idéale pour les milieux sportifs genevois d’étoffer leurs réseaux internationaux ou enrichir leur expertise. Et surtout un cadeau en or – l’ISC affiche des tarifs d’entrée compris entre 110 et 4400 francs – destiné à remercier des acteurs de terrain, en majorité bénévoles, pour le travail qu’ils accomplissent au service de la population.

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