Les suppressions d’emploi font partie de la restructuration annoncée fin mai, a précisé mardi soir GF. Le groupe avait alors indiqué vouloir couper d’ici à la mi-2010 quelque 2’300 emplois par rapport à fin 2008, dont un quart environ en Suisse.

«Le déclin persistant de la demande mondiale de machines-outils, qui dépasse 50%, se répercute toujours aussi fortement sur les affaires de GF Agie-Charmilles», constate le groupe. «Les mesures prises jusqu’ici pour adapter les capacités de l’entreprise au volume prévisionnel se sont avérées insuffisantes».

A l’issue de la restructuration, GF AgieCharmilles devrait employer quelque 1’000 personnes en Suisse, indique le communiqué. Celle-ci touchera principalement les activités de production et de développement des quatre sites. Mais ceux-ci seront conservés et sont appelés à rester «des piliers essentiels de GF AgieCharmilles à l’avenir», promet GF.

Meyrin le plus touché

Le site de Meyrin est le plus affecté avec environ 168 postes sur quelque 400, soit plus de 40% des capacités qui doivent être supprimées. La production en Suisse de machines d’électro-érosion (EDM), répartie jusqu’à présent entre le site genevois et Losone, doit en effet être regroupée au Tessin. Les activités de développement EDM seront également adaptées à la gamme de produits, qui sera plus réduite.

Meyrin restera un site de recherche-développement et continuera d’héberger le centre dédié aux nouvelles technologies, le marketing international avec le centre d’expertise, le service après-vente avec les activités mondiales de pièces détachées ainsi que le siège de GF AgieCharmilles, précise le groupe.

Dans un communiqué, l’organisation Les Employés Suisse parle d’un «choc» et fait part de son inquiétude quant au maintien du site de production et à la sauvegarde de son savoir-faire. Et de demander que le chômage partiel, introduit en mars, soit reconduit: «cette mesure serait à même de diminuer ou du moins de reporter le nombre de licenciements.»

Losone, Nidau et Luterbach aussi touchés

Losone, qui accueille désormais la production de machines EDM, n’est cependant pas non plus épargné avec 74 postes sur quelque 390 qui disparaissent. Il abritera aussi une partie des activités de recherche-développement ainsi que la structure de vente existante pour la Suisse et plusieurs autres pays.

En outre, 27 postes sur 130 environ seront biffés à Luterbach, qui fabrique des broches de fraisage, et 12 sur 250 à Nidau, actif dans les machines de fraisage. Le site de Flawil (SG) qui emploie 35 personnes n’est pas concerné, a précisé Bettina Schmidt, porte-parole de GF.

Consultations

Georg Fischer entre désormais en phase de consultation avec les employés avant que la restructuration ne se concrétise, a-t-elle ajouté.

«Nous croyons fermement aux atouts de la Suisse en tant que site de production et de recherche et de développement», relève le patron de GF, Yves Serra, cité dans le communiqué, regrettant «sincèrement les conséquences de cette restructuration sur les collaborateurs concernés».

Le groupe industriel comprend en outre deux autres divisions, celle de la technologie des véhicules (GF Automotive) et celles des systèmes de tuyauterie (GF Piping systems). Touché de plein fouet par la récession, GF a accusé une perte nette de 139 millions de francs au premier semestre, contre un bénéfice net de 109 millions un an plus tôt.