Autrefois une des républiques de l’Union Soviétique, la Géorgie a été un contributeur important de l’empire. Après l’éclatement de l’URSS, d’abord dirigée par Edouard Chevarnadze, un des piliers du régime communiste, elle s’est progressivement mais sûrement éloignée de ce modèle.

Depuis une vingtaine d’années, le pays a pris un virage de plus en plus résolu vers l’économie de marché et un modèle libéral. En 2018, une femme au parcours atypique a été élue présidente. Après avoir œuvré à l’ONU pour le Conseil de sécurité, Salomé Zourabichvili a été Ambassadeur de France et membre du cabinet du ministre des affaires étrangères français. Devenue ministre des affaires étrangère géorgien, elle s’est vite trouvée en butte aux partisans de l’ancien régime local. Confirmée à la présidence du pays par le vote populaire, son élection avec près de 60% des suffrages il y a moins de deux ans lui donne une forte légitimité.