La Suisse sait se vendre, même s’il lui a fallu du temps pour se laisser pousser la bosse du commerce. Ces dernières décennies, elle a si brillamment imposé son label «Swiss made» qu’elle en est devenue une championne incontestée de l’exportation. Il n’en a pas toujours été ainsi. Pendant plusieurs siècles, entre le Moyen Age et les Lumières, la soldatesque fut la seule denrée exportable que la Suisse était en mesure de mettre sur les marchés. En ces temps anciens, plus d’un million de mercenaires ont écumé les champs de bataille pour les princes et les rois de la Vieille Europe.