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Les actions poursuivent leur hausse.
© AFP/ Bryan R. Smith

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Les gérants des banques ont pris leurs bénéfices trop tôt en 2017

Les portefeuilles de clients ont souvent un rendement supérieur à leur indice de référence en 2017, selon une étude auprès de 67 instituts suisses réalisée par Zwei Wealth Experts. Malheureusement, la grande majorité des gérants ont réduit leurs positions en actions déjà depuis l’été

Presque tous les gérants de fortune ont présenté un résultat positif à leurs clients en 2017, selon une étude du conseiller en gestion de fortune Zwei Wealth Experts auprès des gérants de 541 stratégies et 67 instituts suisses.

Les comparaisons avec les indices de référence seraient encore plus favorables si les gérants n’avaient pas décidé de prendre progressivement leurs bénéfices à partir de l’été dernier. En effet, au premier semestre, l’écart avec l’indice de référence était considérable et atteignait 1,8% pour un portefeuille équilibré, avant de fondre à 0,2% en fin d’année, selon Patrick Müller, directeur du conseiller Zwei Wealth Experts. Un portefeuille équilibré comprend 40% d’actions, 10% d’actifs non traditionnels, 45% d’obligations, 5% de cash. Le phénomène de prudence accrue ne se limite pas à une poignée de gérants, mais il concerne la majorité d’entre eux, selon l’auteur.

Très gros écarts entre les performances

Les écarts de performances sont très élevés entre les différents gérants. Pour une stratégie dite équilibrée, le meilleur portefeuille a gagné 15%, alors que le pire affiche un rendement de justesse au-dessus de 0%.

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La majorité des gérants ayant une stratégie active sont tout de même parvenus à battre leur indice de référence. L’année 2017 a donc été une année à marquer d’une pierre blanche dans l’histoire de la gestion. Presque aucune classe d’actifs n’a présenté un rendement négatif, et les nerfs des gérants n’ont pas été mis à rude épreuve puisque la volatilité a été extrêmement basse, explique Patrick Müller. En moyenne, la volatilité n’a pas dépassé 3,1%.

Pourtant, certains gérants ont peiné à offrir un rendement élevé à leurs clients. II s’agit de ceux qui ont voulu réduire les risques des portefeuilles durant l’ensemble de l’année et adopter une stratégie de prudence fondée sur les obligations dans l’anticipation d’une forte correction des actions. Or le repli si souvent anticipé n’est pas encore survenu.

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La surperformance par rapport à l’indice de référence est significative pour les catégories basées sur les obligations (95% d’obligations et 5% de cash), sur le revenu (80% d’obligations, 10% d’actions, 5% de hedge funds, 5% d’or) et sur le rendement (60% d’obligations, 25% d’actions, 15% d’actifs non traditionnels) avec une surperformance respectivement de 0,9, 2,52 et 0,2%. Les stratégies actives basées sur une forte part du portefeuille en actions n’ont pas pu battre leur référence. L’écart moyen avec l’indice de référence est négatif de 4,69%.

Les mandats «revenu» surperforment le plus nettement

Au total, pour un portefeuille équilibré, la performance médiane (celle qui dénombre autant de performances supérieures qu’inférieures) s’élève à 8,6%. La meilleure atteint 31,81% et la pire 0,1%. Pour un portefeuille basé sur les actions (composé de plus de 90% d’actions), le rendement le plus élevé atteint 36,75%, le moins bon 3,64% et le médian 14,11%.

Les écarts de rendement sont considérables dans toutes les catégories de placements. Dans les portefeuilles fortement orientés sur les obligations, le rendement oscille entre 9,53 et –8,34% et le gain médian atteint 0,6%. L’écart le plus faible entre le meilleur (8,29%) et le moins bon (0,57%) peut être observé pour la catégorie de mandats appelée «revenu». La médiane gagne 4,45%. C’est aussi cette catégorie qui surperforme le plus fortement, en l’occurrence de 2,55%, l’indice de référence.

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