La croissance projetée des bénéfices européens se situe entre 5% et 10%, soit un peu moins que celle des entreprises asiatiques, et un peu plus que celle des Etats-Unis.

Nous préférons les actions aux obligations, les premières étant meilleur marché en termes relatifs. Sur le marché des actions européen, nous sommes plus favorables aux titres cycliques, mais de façon sélective. L'un de nos secteurs favoris est la consommation cyclique, plus intéressante que l'industrie en raison de la force de l'euro face aux devises asiatiques. Un euro fort rend les exportations des industriels européens vers les Etats-Unis mois compétitives que les exportations asiatiques vers les Etats-Unis.

Parmi les secteurs moins cycliques, nous sommes favorables aux télécoms européens, dont la valorisation est attrayante de même que le rendement du dividende.

Pour le reste, le contexte ne nous offre pas de convictions très marquées. Concernant les compagnies pétrolières, nous serions prudents car nous estimons les prix du pétrole exagérés à court terme. Les cours du baril seront très volatils ces prochaines semaines. A court terme, si le prix du pétrole corrige à la baisse, le secteur chimique en profitera. Nous sommes neutres sur les matières premières car si la tendance à long terme est positive pour leurs cours, leur hausse à court terme nous semble aussi exagérée.

Dans le compartiment des services financiers, nous conseillons de préférer les banques aux assurances, en raison de la tendance à long terme des rendements obligataires. Le mix des affaires des grandes banques européennes est plus intéressant que celui des affaires d'assurances. Néanmoins, nous ne surpondérons pas pour autant le secteur des banques.

Les valeurs pharmaceutiques ont connu une baisse exagérée. Nous conseillons donc de ne pas les sous-pondérer, mais d'adopter une position neutre.