La fin du libéralisme?

Gerhard Schwarz: «Une Suisse néolibérale? C’est une «fake news»

Dans les années 1990, les préconisations libérales du livre blanc déclenchent une vive polémique. Gerhard Schwarz en était l’un des auteurs. Trente ans plus tard, quel regard jette-t-il sur la Suisse d’aujourd’hui?

Le 9 novembre 1989, la chute du mur de Berlin signe la défaite du communisme. Ne reste que le libéralisme triomphant. Trente ans plus tard, celui-ci fait face à une crise existentielle qui se manifeste par les inégalités, les populismes et le défi climatique. Peut-on sauver le libéralisme? C’est le thème d’une série d’articles que nous proposons cette semaine.

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Gerhard Schwarz est à la fois observateur et acteur du libéralisme en Suisse. Président du conseil de fondation de la J.S.Bach Foundation et de la Progress Foundation, un laboratoire d’idées libéral, ancien chef de la rubrique économique à la NZZ, et ex directeur d’Avenir Suisse, il est l’un des 20 coauteurs du livre blanc. Dans les années 1990, ce manifeste a suscité un vaste débat en recommandant l’adoption d’un ensemble de réformes libérales. Un premier ouvrage a été publié en 1991 (La Politique économique de la Suisse face à la concurrence) et un second en 1995, plus court mais aux effets médiatiques et politiques considérables (Mut zum Aufbruch).

Le Temps: La Suisse était-elle libérale au début des années 1990, après la chute du mur de Berlin? Pourquoi ce livre blanc?