Ce n’est pas son record, mais le bénéfice de la Banque nationale suisse (BNS) n’en est pas moins encombrant. En publiant un profit de 49 milliards de francs pour 2019 jeudi dernier, l’institution savait sans doute qu’elle ferait saliver bien des acteurs de la politique suisse.

Les demandes n’ont pas tardé, plusieurs partis ou associations ayant publié des communiqués dans la foulée, la plupart répétant des revendications déjà formulées. En tête, l’AVS, qui devrait pouvoir profiter de cette manne, selon l’UDC. L’Union syndicale suisse avait aussi fait la même proposition, suggérant d’utiliser les 2 milliards qu’elle encaisse grâce aux taux d’intérêt négatifs. Son argument: les caisses de pension pâtissent des taux négatifs, et donc les retraites aussi. Le Parti socialiste y ajoute un financement de «primes d’assurance maladie moins chères ou encore le développement de la place industrielle». A ces demandes s’ajoute l’idée également déjà avancée de la création d’un fonds souverain où les réserves de la banque centrale pourraient être investies.