Pas de baisse des taux de la BNS, pas de distribution d’argent à la population non plus. Pas de programme de relance, ni financé par l’Etat, ni par la BNS. Dans une prise de position, la semaine dernière, Economiesuisse minimisait l’efficacité de toutes ces mesures pour compenser les effets du coronavirus.

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Son credo? Le recours facilité au chômage partiel et aux indemnités de réduction de l’horaire de travail (RHT). «Un instrument ciblé, éprouvé et efficace qui s’enclenche au bon moment», selon la faîtière de l’économie. Au vu des mesures annoncées vendredi par le Conseil fédéral, ses vœux ont été exaucés. «C’est juste et important du point de vue économique, réagit son chef économiste, Rudolf Minsch. Cela permet d’éviter des licenciements injustifiés d’un point de vue structurel. La réduction du délai de carence et l’extension aux salariés sous contrat à durée déterminée agissent là où une aide est nécessaire.» Il juge par ailleurs que l’instrument des crédits bancaires garantis par cautionnement est «utile».


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Verser les salaires, à tout prix

Si l’Union syndicale suisse (USS) salue le recours au RHT ainsi que les soutiens apportés aux secteurs les plus fragilisés comme l’hôtellerie, les mesures sont loin d’être parfaites à ses yeux. «Le Conseil fédéral décide de fermer les écoles sans qu’il y ait des solutions pour les parents qui travaillent. L’USS exige qu’il présente d’ici lundi des mesures qui permettent de garantir les salaires et d’assurer la prise en charge des enfants.»

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Puisque c’est l’Etat qui décide de fermer les écoles, l’USS, afin d’assurer le maintien des salaires, propose d’étendre une structure déjà existante, en plus de l’obligation de principe pour les employeurs de verser le salaire: les allocations pour pertes de gains (APG). L’USS appelle aussi une lutte plus intense de la BNS contre la hausse du franc et à un programme de relance. Sur ce point, et malgré le caractère inédit de la situation, syndicats et patronat ne sont toujours pas tombés d’accord.

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