La convergence entre gestion institutionnelle et gestion discrétionnaire en termes d’outils d’aide à la décision et de techniques de gestion est désormais une évidence. Cette tendance a contribué à la professionnalisation de la gestion discrétionnaire avec la constitution d’équipes dédiées. Si elle a également conduit au rapprochement des activités d’asset management (AM) et de wealth management, il existe toutefois des spécificités propres à chaque profil d’investisseur dont il faut tenir compte.

En effet, convergence des techniques ne signifie pas concordance des profils: l’appréhension du risque diffère entre clients institutionnels et clients privés, et les conséquences en termes de construction de portefeuille sont importantes. Les clients privés n’ont pas la même tolérance au risque ni le même horizon-temps que les institutionnels. Les banques doivent donc logiquement adapter les techniques de gestion issues de l’AM aux besoins de la clientèle privée. En effet, la mise en œuvre d’une approche institutionnelle ne pourrait satisfaire ses attentes, en termes de risque et de rendement, ou encore d’exposition aux risques de marché.