Crédit Agricole (Suisse) et HSBC Guyerzeller, deux banques actives dans la gestion de fortune, ont publié mercredi matin des résultats pour l'exercice 2006 en forte croissance. La première a vu son bénéfice net avancer de 27,3% par rapport à 2005 tandis que celui de la seconde, une société fille du groupe HSBC, a avancé de 13,5%.

Les masses sous gestion ont aussi bien progressé. Crédit Agricole, dont la gestion de fortune n'est que le deuxième métier en termes de génération de revenus derrière les marchés des capitaux, gère 52 milliards de francs confiés par la clientèle, une hausse de 9,9%, avec des flux nets de 5%. HSBC Guyerzeller, spécialisée exclusivement sur la gestion, affiche 27 milliards de francs, une progression de 9,3% avec des apports nets de 3,7%.

Réorganisations

La rentabilité de ces deux établissements s'en est trouvée améliorée. HSBC Guyerzeller affiche un ratio coût/revenus de 62,1%, en diminution de 2,2 points de pourcentage par rapport à l'exercice précédent. Crédit Agricole est déjà sous la barre des 60% avec un coefficient d'exploitation de 56,5%, en amélioration de 3,4 points de pourcentage.

Ces résultats se situent pourtant dans le bas de la fourchette des banques de gestion de fortune (voir le tableau). La moyenne de la progression des résultats nets du secteur se situe entre 30% et 45%. Celle de la hausse de la masse sous gestion entre 11% et 21%.

Les responsables des deux banques relativisent ces comparaisons. «La gestion privée a moins progressé que la gestion institutionnelle», explique Ilan Haym, vice-président de HSBC Guyerzeller. «Les banques actives sur les marchés européens ont souffert par rapport aux autres», expose Gilles Martinengo, responsable du marketing et des investissements du Crédit Agricole (Suisse).

Guyerzeller paye le prix de stratégies d'investissement prudentes tandis que Crédit Agricole ne s'est pas complètement redéployé après des fusions en cascade.

L'exercice 2007 devrait être meilleur. Guyerzeller a rationalisé son organisation et Crédit Agricole promet un dynamisme commercial accru.