Le chiffre d’affaires s’est légèrement replié, de 0,2%, pour s’inscrire à 4,4 milliards de francs, a indiqué mardi le groupe basé à Vernier. A base comparable, en revanche, il progresse de 2,7%.

Le résultat d’exploitation a gagné 4,5% à 794 millions de francs. En monnaies locales, il s’est accru de 12,7%. La marge d’exploitation s’est élevée à 18,1% contre 17,3% un an plus tôt. La performance s’inscrit dans le haut des projections des analystes consultés par awp.

Tous les objectifs ambitieux à moyen terme définis en 2010 ont été atteints, relève le directeur général de Givaudan Gilles Andrier, cité dans le communiqué. En outre, la croissance du chiffre d’affaires sur les marchés émergents s’est améliorée au second semestre, précise-t-il. Le conseil d’administration proposera aux actionnaires un dividende en hausse de 8%, à 54 francs par titre.

Gain des acquisitions

La division Parfums a dégagé un chiffre d’affaires de 2,1 milliards de francs, en baisse de 0,6%. En monnaies locales, il progresse toutefois de 1,9%. En intégrant les sociétés Soliance et Induchem, récemment acquises, la croissance passe à 3,1% en monnaies locales. Induchem, que Givaudan a repris à fin août, a contribué à hauteur de 9 millions au résultat.

La division Arômes a généré des revenus de 2,3 milliards de francs, en hausse de 0,2% (+3,5% en monnaies locales). Le résultat d’exploitation a augmenté de 7,9% pour atteindre 420 millions.

Les segments boissons, produits laitiers et snacks ont eu un impact favorable sur la hausse globale des ventes de la division. L’Amérique du Nord a enregistré une excellente performance, tout comme les régions Asie-Pacifique, l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient, précise le groupe.

Objectifs maintenus

Au vu de ces résultats, Givaudan maintient ses objectifs à moyen terme. Le groupe vise une croissance annuelle du chiffre d’affaires de 4 à 5% et un flux de trésorerie opérationnel correspondant à 12-17% des ventes. Ces prévisions représentent des moyennes sur une période de cinq ans allant jusqu’en 2020, précise le communiqué.

En 2015, la direction a vu sa rémunération totale augmenter à 17,68 millions de francs (17,49 millions en 2015). Le salaire du patron Gilles Andrier est passé à 4,75 millions de francs, soit une augmentation de 350 000 francs sur un an. Le conseil d’administration a perçu un total de 3,2 millions (2,97 millions en 2015). Le président de l’organe de surveillance Jürg Witmer a lui reçu 1,02 million.


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