Le géant du négoce des matières premières Glencore, basé à Zoug, a creusé sa perte nette en 2020, à 1,9 milliard de dollars (1,7 milliard de francs) lesté par des dépréciations d’actifs liées à la pandémie, notamment sur une mine en Zambie.

Le groupe, qui avait déjà affiché une perte nette de 404 millions de dollars un an plus tôt, a comptabilisé quelque 5,9 milliards de dépréciations d’actifs, contre 2,4 milliards un an plus tôt, faisant plonger ses résultats pour l’année écoulée, a-t-il annoncé mardi dans un communiqué. Source de fierté néanmoins: son EBITDA ajusté, un «important indicateur de la performance», selon le groupe, s'est maintenu (de 11,601 milliards en 2019 à 11,560 milliards).

Les revenus du groupe se sont contractés de 34% par rapport à 2019 face aux secousses sur les marchés des matières premières, à 142 milliards de dollars, a précisé l’entreprise, qui est active à la fois dans l’extraction minière et le courtage des matières premières.

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Un «défi extraordinaire»

La pandémie de Covid-19 a créé un «défi extraordinaire», a déclaré son directeur général, Ivan Glasenberg, cité dans le communiqué, le groupe a navigué entre un contexte de «récession sur la première moitié de l’année», et une «forte reprise des cours pour la plupart des matières premières sur la seconde».

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Ses activités de courtage ont affiché un bond de 41% de leur bénéfice opérationnel, à 3,3 milliards de dollars, dopés par la volatilité des cours des métaux et des produits pétroliers. Ses actifs miniers ont en revanche vu leur bénéfice brut d’exploitation chuter de 13%, à 7,8 milliards de dollars, plombés par la baisse des cours du charbon.