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Glencore a signé un contrat portant sur près d'un milliard pour acheter des parts dans la Katanga mining Ltd, une mine qui exploite du cuivre et du cobalt. 
© Simon Dawson/Bloomberg

Matières premières

Glencore soutenu par la hausse du cours des minerais

Le négociant annonce un bénéfice net de 1,4 milliard et devrait remercier ses actionnaires en reversant un dividende. La direction annonce avoir complété son plan de désendettement

Le marché des matières premières se porte mieux. Les résultats du géant du négoce Glencore en attestent. En 2016, le conglomérat anglo-suisse Glencore, dont le siège principal se trouve à Baar (ZG), est repassé dans les chiffres noirs avec un bénéfice net de 1,4 milliard de dollars, selon les chiffres annuels communiqués par le groupe. Contre une perte de 5 milliards en 2015. Jeudi, Glencore concluait la journée boursière sur un cours en hausse de 4% à 338,7 pence.

«Depuis notre IPO (entrée en bourse ndlr.) de 2011 et l’acquisition et intégration d’Xstrata, Glencore n’a jamais été aussi bien positionnée qu’aujourd’hui», a souligné le directeur du groupe – qui compte 154’000 employés et sous-traitants dans 50 pays – Ivan Glasenberg lors d’une conférence téléphonique réunissant la presse spécialisée.

Baisse de l’offre de matières premières

Ces résultats s’inscrivent dans un contexte de remontée des cours de matières premières. Les activités minières de Glencore ont généré – avant impôts et paiement des intérêts – 1,1 milliard de dollars. En 2015, ils avaient, au contraire, fait reculer le chiffre d’affaires de 292 millions. L’autre grand secteur d’activité du groupe – le négoce – a, lui, progressé de 14% à 2,8 milliards de dollars.

La hausse du prix des matières premières est, pour Ivan Glasenberg, un juste retour des choses. L’économie chinoise – qui consomme quelque 50% des matières premières produites mondialement – devrait garder son appétit. Et le plan de relance américain, basé sur la construction d’infrastructures, s’annonce gourmand en ressources. «Il n’y avait pas un problème de demande mais de surproduction. Toutes les compagnies voulaient produire un maximum.»

Plan de désendettement «accompli»

Mais l’industrie a changé. Comme d’autres compagnies minières, Glencore avait taillé dans ses activités de production. Illustration du renversement de tendance: le niveau d’investissement du secteur est au plus bas depuis 16 ans et les mines continuent à vieillir. De 71 milliards de dollars en 2012, à 25 en 2016, selon les études de Morgan Stanley et Citi Research.

Les investissements de Glencore ont, eux, reculé de 41% à 3,5 milliards de dollars. Sur les 18 derniers mois, la dette a diminué de 29,6 milliards de dollars à 14,1 milliards. Pour la direction, le plan de désendettement lancé en septembre 2015 – est achevé. Conséquence: le groupe va pouvoir, après un an de suspension, reverser un dividende à ses actionnaires de 7 centimes de dollars par action.

Un contrat à un milliard

Ce retour de fortune confirmé, Glencore va désormais chercher à poursuivre sa croissance. La direction a expliqué avoir souscrit d’avantageux contrats de livraison pour différents minerais et alliages ferreux. La semaine dernière, le négociant a annoncé la conclusion d’un contrat de près d’un milliard de dollars avec l’homme d’affaires israélien Dan Gertler pour acquérir des participations dans des mines de cuivre et de cobalt (une ressource utilisée dans les voitures électriques, en plein boum depuis la hausse des commandes Tesla) en République Démocratique du Congo.

Interpellé en conférence de presse sur la croissance du groupe, Ivan Glasenberg a assuré toujours rester «à la recherche de nouvelles opportunités». A l’image de l’accord conclu avec Rosneft à la fin de l’année dernière. Joignant ses forces au fonds souverain qatari, le groupe s’était garanti l’accès à 220’000 barils de pétrole par jour. Il avait déboursé 300 millions d’euros.

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