Matières premières

Glencore vacille sur ses bases minières

Le géant zougois de l’extraction et du négoce cumule déboires judiciaires, difficultés opérationnelles et faiblesse du cours du cobalt. Une matière première sur laquelle son directeur avait beaucoup misé. Le bénéfice semestriel a reculé de 92%

Les nuages s’accumulent au-dessus du siège de Glencore à Baar (ZG). Déjà confronté à plusieurs procédures judiciaires, le géant de l’extraction et du négoce fait face à des difficultés opérationnelles dans les pays africains où il est implanté, ainsi qu’à la chute des cours des minerais. Le groupe a enregistré une chute de 92% de son bénéfice, à 226 millions de dollars, en comparaison au même semestre de l’année dernière. L’excédent brut d’exploitation (Ebitda) ajusté a, lui, fondu de 32% à 5,6 milliards de dollars, selon ses résultats communiqués mercredi.

«Notre performance sur cette première partie de l’année reflète le contexte économique difficile pour notre portefeuille de matières premières», a admis Ivan Glasenberg, cité par communiqué. Le directeur et premier actionnaire du groupe aux 215 milliards de francs de revenus en 2018 a évoqué l’élaboration d’une «feuille de route crédible» destinée à redresser l’activité de la mine congolaise de Katanga (cuivre et cobalt) et de celle de Mopani, en Zambie (cobalt). Lors de sa visite en début d’année, le conseiller fédéral Ignazio Cassis avait pourtant salué les «efforts en faveur de la modernisation des installations» de ce dernier site.