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Dès le printemps 2018, les trois labels spécialisés «Globus», «Globus Hommes» et «Schild» seront regroupés sous la marque faîtière «Globus».
© WALTER BIERI/KEYSTONE

Commerce de détail

Globus veut faire peau neuve à Genève et à Lausanne

La filiale du groupe Migros, qui entend multiplier par cinq ses ventes en ligne à l’horizon 2020, prévoit aussi de biffer environ 370 postes ces cinq prochaines années et de fermer huit magasins, dont celui de Fribourg

Le groupe Globus réoriente sa stratégie à l’échelle nationale. Dès le printemps 2018, ses trois labels spécialisés (Globus, Globus Hommes et Schild) seront regroupés sous la marque faîtière premium Globus, a indiqué ce mardi à Genève le directeur général adjoint du groupe et responsable des ventes pour la Suisse, Tom Winter.

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Pour ce Bernois d’origine, qui a fait une partie de ses études à Lausanne, la mutation numérique de ses 81 enseignes à travers le pays – dont 13 grands magasins – doit se poursuivre. Voire s’accélérer. Objectif à l’horizon 2020: passer de 20 millions de chiffre d’affaires annuel en ligne à 100 millions.

Recul des achats, mais fréquentation stable

Cette importante réorganisation est censée remettre Globus et ses 3700 salariés sur les rails de la compétitivité. En effet, le marché suisse du textile est sous pression. Il s’est contracté de 2,5 milliards de francs, à 8,5 milliards ces dernières années. Un contexte que Schild, principalement, qui est actif dans le segment moyen de gamme, peine à surmonter.

Les ventes du groupe, tous segments confondus, ont ainsi reculé de 7,2% à 13,4% entre 2014 et 2016. Elles avaient néanmoins augmenté de plus de 4% depuis 2011. «S’il est vrai que la clientèle achète aujourd’hui moins d’articles, la fréquentation de nos magasins, en particulier à Genève, reste stable, voire augmente. C’est le signe que le panier des consommateurs est en train de changer, ce à quoi nous nous préparons activement», souligne Tom Winter, dont les magasins ont généré l’an passé 869 millions de francs de chiffre d’affaires.

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Les synergies envisagées à travers ce remaniement de portefeuille ont pour corollaire la suppression de 80 des 400 postes de la centrale Globus de Spreitenbach, en Argovie. Mais, «la simplification de notre organisation implique de biffer au total environ 10% de nos effectifs d’ici à 2022», précise Tom Winter. Ce qui mènera notamment à la fermeture de huit magasins, dont celui de Fribourg.

De nouveaux points de vente

Toutefois, Globus prévoit d’ouvrir en parallèle d’autres points de vente, davantage conformes au nouveau concept de magasins voulu par sa maison mère. Certaines grandes enseignes, dont celles de Genève centre et de Lausanne (250 employés), se préparent par ailleurs à subir un lifting historique. Le coût des travaux n’a en revanche pas été articulé.

Au bout du Léman, le chantier du centre-ville doit débuter en 2018. Les travaux devraient durer de deux à trois ans. Ils visent à réaménager intégralement la façade de ce navire amiral du groupe, employant quelque 500 collaborateurs – dont plus de la moitié dépend de marques partenaires –, élu plus beau magasin Globus de Suisse et numéro un en matière de service et d’accueil selon la filiale de Migros. «Ce projet découle de la signature d’un nouveau bail, pour vingt ans», résume Tom Winter.

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Globus Genève s’est séparé de 11 salariés l’été dernier. L’enseigne a aussi séduit 75 nouvelles marques ces dix-huit derniers mois. Elle réalise 15% de ses ventes au mois de décembre, contre 6% en février de chaque année. «Les samedis représentent 25% de notre chiffre d’affaires hebdomadaire», relève son directeur, Nadim Dziri. A eux seuls, les rayons de confection hommes et femmes génèrent 40% des ventes du bout du Léman, contre 20% pour la nourriture, 10% pour les articles de décoration et 30% pour la parfumerie, la maroquinerie et les bijoux.

Un modèle hybride

Qu’en est-il du numérique? «Globus affiche un taux de croissance annuelle en ligne de 150% depuis trois ans, souligne Tom Winter. Mais nous n’avons pas pour vocation de devenir le prochain Amazon.» Le groupe cherche plutôt à combiner ses implantations physiques avec des plateformes dématérialisées, pour faire monter en puissance ses services et déployer de nouvelles offres de conciergerie, de valet parking, d’organisation d’événements, de catalogue numérique, de modération de blogs et autres communautés en ligne, de brigade de «personal shoppers», etc.

Globus a en outre lancé voilà deux mois une nouvelle application mobile. Le groupe espère recenser 100% de son assortiment, soit l’équivalent de 120 000 articles ou références, dans sa boutique virtuelle dès le printemps prochain.

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