Perspectives

Pour Goldman Sachs, les gains boursiers seront bien maigres en 2019

Après des années de hausse des prix financiers supérieure à celle des salaires et des biens, la tendance s’inverse, selon les stratèges de Goldman Sachs. La moitié des marchés mondiaux sont baissiers. Le risque de récession américaine est de 50%

Les investisseurs ont peur d’une fin de cycle économique. Le marché évalue le risque de récession américaine à 50%, sur la base de la courbe des taux d’intérêt et du marché du crédit. «Nous sommes davantage optimistes et pensons que l’économie américaine se ralentit mais continue de croître. La hausse du PIB devrait être de 1,6% en 2020», déclare Jan Hatzius, chef économiste de Goldman Sachs, lors d’une conférence sur les prévisions pour l’année 2019, vendredi à Zurich.

Les effets de la réforme fiscale vont s’estomper et les taux directeurs augmenter encore une fois cette année, argumente le chef économiste. Un risque de récession pourrait éventuellement provenir d’un endettement excessif du secteur privé. Les dépenses des ménages et des entreprises ne peuvent pas durablement dépasser les revenus. Or l’excédent financier reste confortable et dépasse 4% du PIB. Sous cet angle, le secteur privé suisse est le mieux loti de tous les pays analysés, avec un excédent de 12% du PIB. Ce dernier dépasse actuellement la moyenne des trois dernières décennies (9%).