Au départ, quatre pays, qui n’avaient rien en commun avant qu’un banquier de Goldman Sachs ne les regroupe sous un acronyme en 2001. Les BRIC – Brésil, Russie, Inde et Chine – apparaissent aux yeux de l’économiste comme quatre géants en devenir de l’économie mondiale. Il en fait un thème d’investissement.

Sans le savoir, Jim O’Neill lance une mode qui se traduit par des milliards de dollars investis dans des fonds de placement, alors que les BRIC affichent une croissance à faire pâlir les pays développés. Sur la décennie 2000-2010, l’indice MSCI BRIC, qui montre leur performance, fait état d’une progression de 308%. Au cours de la même période, l’indice américain des actions progresse de 15%.

Banque dédiée créée en 2014


Après la sphère financière, l’acronyme rentre dans le monde politique. Emmenant l’Afrique du Sud, les désormais BRICS créent une banque d’investissement pour s’affranchir des organisations internationales dominées par les pays développés. Dotée de 100 milliards, elle voit le jour à l’été 2014.

Si le banquier de Goldman Sachs avait vu juste en anticipant l’émergence des quatre pays, le thème d’investissement n’en est plus un. Alors que le Brésil et la Russie sont en récession, que la Chine devrait enregistrer sa plus faible croissance depuis 1990, la banque américaine a clôturé à la fin du mois dernier son fonds BRIC, qui était passé sous la barre des 100 millions de dollars de masse sous gestion. Elle en comptait 842 millions à son plus haut, en 2010. Sur les cinq dernières années,elle a un reculé de 21%.