En octobre dernier, Goldman Sachs recevait, avec réticence, 10 milliards de dollars du gouvernement américain. A l’époque, Washington tentait par ce type de renflouement, d’enrayer une crise systémique menaçant son système financier. Aujourd’hui, la banque d’affaires fait état d’un impressionnant bénéfice trimestriel net de 3,44 milliards de dollars, soit 4,93 dollars par action. Le consensus de 22 analystes récolté par l’agence Bloomberg, s’attendait à 3,65 dollars, soit nettement moins.

La cinquième plus grande banque des Etats-Unis signe ainsi un deuxième trimestre consécutif d’excellents résultats, le premier ayant été bénéficiaire de 1,81 milliard de dollars. A la même période de l’année passée, son bénéfice se montait à 2,08 milliards de dollars.

En juin, Goldman Sachs, tout comme quelques autres banques américaines, avait annoncé être en mesure de rembourser toute l’aide fédérale reçue au plus fort de la crise, après avoir procédé à une augmentation publique de capital.

Reste que la banque a versé ce trimestre au gouvernement 426 millions de dollars à titre de dividendes. Sans cela, le bénéfice par action se serait monté à 5,71 dollars.

Une très dynamique reprise des affaires dans le secteur des émissions de titres explique pour bonne partie les excellents résultats de la banque, reprise à mettre en regard des massives augmentations de capital auxquelles de nombreuses banques ont récemment eu recours pour rembourser les fonds de l’aide gouvernementale.

Quant aux activités de courtage, qui constituent le principal facteur de croissance ce trimestre, leurs volumes ont quasiment doublé depuis l’année précédente, et augmenté de 50% depuis le début de l’année. A noter aussi le revenu exceptionnel qu’a constitué la vente d’une participation dans l’Industrial and Commerce Bank of China (ICBC), pour près d’un milliard de dollars.

Cette semaine, JP Morgan Chase, Citigroup et Bank of America devraient publier des résultats de la même veine, bénéficiant des mêmes tendances positives sur le marché du courtage et des souscriptions.