Google a publié jeudi soir un bénéfice net trimestriel de 1,48 milliard de dollars, en hausse de 19% sur un an, mais c’est à peine mieux qu’au premier trimestre de cette année, où il avait réalisé 1,42 milliard de bénéfice. Son chiffre d’affaires se monte à 5,52 milliards, quasi identique à celui du trimestre précédent, et en hausse annuelle de 3% seulement, alors que la récente renforcement du dollar pénalise les comptes.

Ces résultats, même s’ils sont supérieurs au consensus des analystes (5,36 dollars par action, contre 5,06 attendus), ont tout de même déçu les marchés. Dans les échanges qui ont suivi la clôture de la bourse américaine, le titre Google a perdu plus de 3%. Ces derniers jours, des rumeurs optimistes avaient poussé le titre à la hausse.

La direction n’a d’ailleurs pas fait de triomphalisme, faisant état de «bons résultats», sans plus, tout en se montrant prudente pour la fin de l’année. A l’occasion de ce point trimestriel, le directeur Eric Schmidt a rappelé les projets du groupe, et notamment le lancement prochain d’un nouveau système d’exploitation, Chrome OS, qui ambitionne de concurrencer l’hyper-dominant Windows de Microsoft dès l’an prochain.

Le groupe californien, qui avait annoncé en mars la suppression de 200 postes dans les ventes et le marketing, a précisé jeudi qu’il comptait 378 employés de moins qu’à la fin mars, soit 20’164 salariés.

IBM, qui a également annoncé ses résultats jeudi après la clôture de la bourse américaine, affiche un bénéfice net de 3,1 milliards de dollars au deuxième trimestre de l’année, soit une progression de 12% sur un an. C’est mieux que le consensus des analystes, mais le chiffre d’affaires du groupe, de 23,3 milliards de dollars, est en baisse de 13%.

En revanche, IBM a relevé ses objectifs de bénéfice pour la fin de l’exercice, s’attendant à 9,7 dollars de bénéfice par action, alors qu’il prévoyait 50 cents de moins précédemment. Ce nouvel objectif est bien supérieur aux prévisions actuelles des analystes, qui sont de 9,15 dollars. Ainsi, le titre a gagné 1,3% dans les échanges électroniques suivant la clôture.

Alors que son chiffre d’affaires est en baisse, le groupe tente de migrer vers des segments profitables de son secteur et des régions géographiques en croissance. Mais avant tout, il poursuit une stratégie de réduction drastique de ses coûts, en transférant des emplois dans des pays à bas salaires.